CATÉGORIE Ordinateurs ANNÉE 1987 CONSTRUCTEUR Commodore

Commodore PC-10 III : le compatible IBM du catalogue Commodore

Sous la marque grand public Commodore se cache aussi une gamme de compatibles IBM PC destinée aux bureaux : le PC-10 III en est un représentant tardif, doté d'un disque dur et d'une carte graphique 132 colonnes.

Commodore PC-10 III : unité centrale, écran affichant l'invite MS-DOS et clavier 102 touches, avec les manuels d'origine
L'exemplaire de la collection, avec ses manuels d'origine complets (PC-10/PC-20, MS-DOS, MS-DOS Shell).
Spécifications techniques
ConstructeurCommodore (États-Unis)
MicroprocesseurIntel 8088-2 à 4,77 MHz
Mémoire vive (RAM)640 Ko
Capacités graphiquesMDA, CGA, Hercules, 132 colonnes via carte ATI Graphics Solution
Capacités sonoresHaut-parleur interne (beeper)
Clavier102 touches
Interfaces3 slots d'extension disponibles, bus compatible IBM PC
Périphériques2 lecteurs de disquettes 5 1/4 360 Ko intégrés, disque dur de 10 Mo
LogicielsBibliothèque MS-DOS
Mise en vente1987

Commodore reste surtout connu pour ses ordinateurs familiaux, le 64 puis l'Amiga, mais la marque a aussi vendu, en parallèle, toute une gamme de compatibles IBM PC destinée au marché professionnel : les séries PC-10, PC-20 et PC-30. Le PC-10 III appartient à cette seconde branche, plus discrète, apparue au milieu des années 1980 pour répondre à la demande des bureaux en machines standard sous MS-DOS.

Un processeur Intel 8088-2 et une carte graphique ATI ajoutée

Sous le capot, le PC-10 III embarque un Intel 8088-2 cadencé à 4,77 MHz, exactement la même fréquence que l'IBM PC XT d'origine dont il reprend l'architecture. La mémoire vive plafonne à 640 Ko, la limite haute imposée à l'époque par MS-DOS pour la mémoire conventionnelle. Trois slots d'extension libres et un bus pleinement compatible IBM permettaient d'y greffer cartes son, cartes réseau ou contrôleurs additionnels selon les besoins du poste.

L'exemplaire conservé dans la collection a reçu une carte ATI Graphics Solution, qui porte l'affichage texte à 132 colonnes en plus des modes MDA, CGA et Hercules de base. Ce mode élargi servait surtout aux tableurs et à la mise en page de documents professionnels, où 80 colonnes se révélaient vite trop étroites pour visualiser un document complet à l'écran.

Stockage complet mais son limité au haut-parleur interne

Côté stockage, la machine associe deux lecteurs de disquettes 5 pouces 1/4 de 360 Ko intégrés à un disque dur de 10 Mo, une configuration confortable pour l'époque et rarement proposée d'origine sur les modèles d'entrée de gamme. Une bibliothèque de logiciels MS-DOS accompagnait la machine à l'achat, permettant une mise en service immédiate sans support supplémentaire à commander.

Le son se limite à un simple haut-parleur interne, sans puce sonore dédiée – un choix cohérent avec le positionnement bureautique du PC-10 III, à l'opposé du SID qui équipait le Commodore 64 vendu par la même entreprise au même moment. Deux gammes, deux publics, deux philosophies sonores radicalement différentes chez un unique constructeur.

Face à Compaq, Olivetti et Amstrad sur le marché des compatibles

Sur le plan commercial, Commodore affrontait directement Compaq, Olivetti ou Amstrad sur ce segment des compatibles IBM, un marché où la marque disposait d'un avantage logistique certain grâce à ses usines déjà rodées à la production de masse. Les revues comme Science et Vie Micro publiaient régulièrement des publicités pour la gamme PC-10/PC-20, preuve d'une diffusion réelle sur le marché français malgré une image de marque restée dominée par le 64 et l'Amiga.

Un clavier 102 touches à la disposition IBM standard

Le clavier 102 touches suit la disposition standard des claviers étendus IBM de l'époque, avec pavé numérique séparé et touches de fonction alignées en haut. Aucune fantaisie de conception ici : Commodore visait la compatibilité logicielle et matérielle totale avec le parc IBM installé dans les entreprises, pas la différenciation esthétique qui faisait le succès de ses machines grand public.

Un banc d'essai vidéo et une troisième révision de la gamme PC-10

Le PC-10 III de la collection a aussi servi de banc d'essai pour une vidéo du site testant la compatibilité de Arkanoid II sur un compatible IBM d'époque, loin de l'Amstrad ou du Thomson habituellement associés au jeu en France. Un rappel que ces machines de bureau, pensées pour le tableur, tournaient aussi très bien les jeux DOS du moment quand l'occasion se présentait.

Le suffixe « III » indique une troisième révision de la gamme PC-10, vendue en parallèle d'un PC-20 plus haut de gamme au sein du même catalogue Commodore. Les deux séries partageaient le châssis et le bus IBM, mais différaient sur la mémoire installée d'origine et les cartes graphiques livrées en série, Commodore ajustant sa gamme à mesure que les standards d'affichage professionnels évoluaient au fil des années 1980.

Un exemplaire complet, aujourd'hui difficile à retrouver

Un exemplaire complet, manuels d'origine inclus, n'est pas si simple à retrouver : les compatibles IBM de bureau générique attiraient moins de collectionneurs que les machines familiales à l'identité visuelle marquée, et beaucoup ont fini à la benne dès qu'un modèle plus récent les a remplacés dans les entreprises qui les utilisaient.

Questions fréquentes

Le Commodore PC-10 III est-il compatible avec les logiciels IBM PC ?

Oui, entièrement. Son bus et son architecture reprennent le standard IBM PC XT au point près, avec un Intel 8088-2 à 4,77 MHz – la même fréquence que la machine d'origine. Les logiciels et cartes d'extension prévus pour un IBM PC fonctionnent donc sans adaptation particulière.

Pourquoi Commodore vendait-il des compatibles IBM en plus du 64 et de l'Amiga ?

Pour toucher le marché professionnel, où les entreprises exigeaient des machines standard sous MS-DOS plutôt que des ordinateurs familiaux propriétaires. Les gammes PC-10, PC-20 et PC-30 répondaient à cette demande, en parallèle et sans lien technique avec le 64 ou l'Amiga du même constructeur.

Quelle est la RAM maximale du PC-10 III ?

640 Ko, la limite haute de la mémoire conventionnelle sous MS-DOS à cette époque. C'était suffisant pour l'essentiel des logiciels de bureautique du milieu des années 1980, tableurs et traitements de texte compris, sans recourir à une extension mémoire spécifique.

Quelle carte graphique équipe l'exemplaire de la collection ?

Une carte ATI Graphics Solution, qui ajoute un mode texte 132 colonnes aux standards MDA, CGA et Hercules déjà pris en charge nativement. Ce mode élargi facilitait la lecture des tableurs et documents longs, souvent trop larges pour tenir en 80 colonnes à l'écran.

Le PC-10 III disposait-il d'un disque dur d'origine ?

L'exemplaire conservé associe deux lecteurs de disquettes 5 1/4 de 360 Ko à un disque dur de 10 Mo, une configuration de stockage confortable pour un modèle de cette gamme au milieu des années 1980, rarement incluse d'office sur les compatibles d'entrée de gamme.

Le PC-10 III possède-t-il une carte son dédiée ?

Non, uniquement un haut-parleur interne classique, sans puce sonore additionnelle. Ce choix reflète son positionnement strictement bureautique, à l'opposé du SID qui équipait le Commodore 64 vendu à la même période par le même constructeur pour un public entièrement différent, celui du grand public familial.