| Constructeur | Micronique (France) |
|---|---|
| Microprocesseur | Intel 8080 à 2 MHz, puis Zilog Z80A à 1,7 MHz selon les révisions |
| Mémoire vive (RAM) | 16 Ko |
| Mémoire morte (ROM) | 2 Ko |
| Capacités graphiques | 112×78 pixels en 4 couleurs · mode texte 12×17 en noir et blanc |
| Capacités sonores | 1 canal sur 4 octaves via co-processeur General Instrument SN76477N |
| Clavier | Mécanique AZERTY, 54 touches |
| Interfaces | Sortie vidéo péritel RGB · 2 ports joystick |
| Périphériques | Haut-parleur intégré · lecteur de cassettes intégré |
| Logiciels | Basic Level II & III, EDU-Basic |
| Dimensions | 47 × 26,5 × 10,5 cm |
| Mise en vente | 1981 |
Le Hector fait partie des premiers micro-ordinateurs personnels entièrement conçus et fabriqués en France, à une période où le marché est dominé par des machines britanniques et américaines. Il a été commercialisé sous plusieurs noms selon les circuits de distribution, dont Victor – d'où la double appellation encore utilisée aujourd'hui pour désigner cette même gamme.
Le lecteur de cassettes intégré, plutôt qu'un lecteur externe, simplifie l'usage pour un public non spécialiste, à une époque où la disquette reste un support coûteux et peu répandu sur les machines grand public. Le Basic embarqué, décliné en plusieurs niveaux (Level II, Level III, EDU-Basic), visait explicitement le marché scolaire et familial.
Une conception résolument française
Le Hector est développé par la société française Micronique au début des années 1980, à une période où la production de micro-ordinateurs personnels reste dominée par des acteurs britanniques et américains. Sa fabrication en France, revendiquée comme un argument commercial à part entière, s'inscrit dans une volonté plus large de proposer une alternative nationale sur un marché en pleine expansion.
Un Basic pensé pour l'apprentissage
Les différentes déclinaisons du Basic embarqué – Level II, Level III, puis EDU-Basic – traduisent une ambition pédagogique assumée dès la conception de la machine. EDU-Basic, en particulier, visait explicitement le milieu scolaire, avec un jeu d'instructions simplifié pensé pour l'initiation à la programmation d'élèves n'ayant jamais touché un ordinateur auparavant.
Une gamme qui s'est diversifiée rapidement
Le succès initial du premier Hector a conduit à plusieurs déclinaisons successives – Hector 2, Hector 2HR, puis Hector HRX – chacune apportant des améliorations progressives en mémoire et en capacités graphiques, tout en conservant une large compatibilité logicielle avec le modèle d'origine, un souci de continuité assez comparable à celui observé chez Amstrad sur sa propre gamme CPC.
Une machine aujourd'hui rare sur le marché de la collection
Produit en quantités plus limitées que ses concurrentes britanniques ou américaines, le Hector demeure une machine relativement rare à retrouver en bon état de fonctionnement. Cette rareté relative en fait une pièce recherchée par les collectionneurs français en particulier, attachés à cette production nationale largement méconnue en dehors de l'Hexagone.
Un positionnement commercial à part
Contrairement à des concurrentes vendues nues et destinées à être branchées sur un téléviseur familial, le Hector cible dès sa conception un usage domestique complet, avec une attention particulière portée à la facilité de prise en main pour un public non initié. Ce choix se traduit par une documentation pédagogique fournie avec la machine, pensée pour accompagner l'utilisateur pas à pas dans ses premiers pas en programmation.
Le clavier, bien que moins complet que celui de certains concurrents britanniques de la même période, reste pensé pour un usage confortable au quotidien, avec des touches de fonction dédiées facilitant l'accès aux commandes les plus courantes du Basic embarqué sans avoir à mémoriser de combinaisons complexes.
Une place particulière dans l'histoire informatique française
Le Hector s'inscrit dans une génération de micro-ordinateurs français aujourd'hui largement oubliée du grand public, aux côtés d'autres productions nationales de la même période. Cette production locale, souvent éclipsée dans les récits populaires par les machines britanniques et américaines bien plus diffusées commercialement, mérite pourtant une attention particulière pour comprendre la diversité réelle du marché informatique français du début des années 1980.
Restaurer un exemplaire aujourd'hui
Comme sur la plupart des machines à lecteur de cassette intégré de cette génération, le mécanisme de lecture reste le point de fragilité le plus fréquent : courroie détendue avec le temps, tête de lecture encrassée, ou condensateurs de l'alimentation à vérifier avant toute remise en route. Ces vérifications de base suffisent en général à retrouver une machine pleinement fonctionnelle sans intervention plus lourde sur l'électronique interne.
Malgré sa relative discrétion dans les récits populaires de l'histoire informatique, le Hector conserve une base de passionnés fidèles, actifs dans la documentation et la restauration de cette production française encore trop peu connue du grand public.
Questions fréquentes
Pourquoi le Hector est-il aussi appelé Victor ?
La machine a été commercialisée sous plusieurs noms selon les circuits de distribution de l'époque ; Hector et Victor désignent la même gamme d'origine française. Cette identité française, assez rare sur le marché de l'époque, reste un argument fort pour les collectionneurs qui cherchent aujourd'hui à documenter la production informatique nationale des années 1980.
Le Hector a-t-il besoin d'un lecteur de disquettes externe ?
Non – il intègre son propre lecteur de cassettes, ce qui simplifiait son usage pour un public grand public à une époque où la disquette restait un support coûteux. La cassette restait par ailleurs moins coûteuse à produire et à distribuer que la disquette, un facteur de prix décisif sur un segment familial et scolaire sensible au coût d'achat.
Qu'est-ce que l'EDU-Basic du Hector ?
Une variante du Basic embarqué, avec un jeu d'instructions simplifié, pensée spécifiquement pour l'initiation à la programmation en milieu scolaire, où la machine visait un public d'élèves découvrant l'informatique pour la première fois. Le manuel d'accompagnement fourni avec la machine détaillait chaque instruction avec des exemples concrets, une approche pédagogique assez inhabituelle pour un produit grand public de cette période.
Le Hector a-t-il eu des successeurs ?
Oui, plusieurs déclinaisons ont suivi le modèle initial – Hector 2, Hector 2HR, puis Hector HRX – chacune apportant des améliorations en mémoire et en capacités graphiques tout en conservant une large compatibilité logicielle avec la machine d'origine. Le HRX introduit une meilleure définition graphique, se rapprochant des standards proposés par les concurrentes britanniques et françaises apparues dans l'intervalle.
Pourquoi le Hector est-il considéré comme rare aujourd'hui ?
Produit en quantités plus limitées que ses concurrentes britanniques ou américaines de la même période, il reste difficile à retrouver en bon état de fonctionnement, ce qui en fait une pièce recherchée par les collectionneurs français. Les exemplaires complets, boîte et documentation d'origine comprises, sont particulièrement recherchés.
Quel est le principal point de fragilité d'un Hector conservé depuis les années 1980 ?
Le mécanisme de lecture de cassette intégré, dont la courroie se détend avec le temps et dont la tête peut s'encrasser. Un nettoyage et, si besoin, un remplacement de courroie suffisent en général à retrouver une lecture fiable. Ce point de vigilance reste identique à celui observé sur la plupart des machines à cassette de cette période.
