CATÉGORIE Ordinateurs ANNÉE 1997 CONSTRUCTEUR IBM

IBM PC 350 : la suite du pari grand public d'IBM

Sorti en 1997, le PC 350 poursuit la stratégie grand public entamée par IBM avec le PS/1, dans un boîtier compact équipé d'un Pentium 133 MHz.

IBM PC 350, écran affichant le logo IBM au démarrage avec les instructions de configuration en français
L'exemplaire de la collection au démarrage, écran affichant le POST d'origine.
Spécifications techniques
ConstructeurIBM (États-Unis)
MicroprocesseurPentium à 133 MHz (Socket 7)
Mémoire vive (RAM)16 à 128 Mo (SIMM 72 broches)
Mémoire morte (ROM)256 Ko
Capacités graphiquesCarte S3 Trio 64V+ intégrée, 1 Mo extensible à 2 Mo
Capacités sonoresHaut-parleur interne (beeper)
ConnecteursPort clavier · port périphérique auxiliaire · 1 port parallèle · 2 ports RS-232
Interfaces1 port IDE intégré PCI
LogicielsDOS · Windows ME (configuration maximale)
Périphériques standardsDisque dur EIDE 1,2 Go · lecteur de disquettes 3,5 pouces 1,44 Mo
Dimensions43,2 × 45,7 × 15,2 cm
Poids12,7 kg
Mise en vente1997

Le PC 350 sort en 1997, cinq ans après le PS/1, dans la continuité de la stratégie grand public initiée par IBM au début des années 1990. La machine cible un segment intermédiaire entre l'usage familial et le petit bureau, avec une configuration nettement plus puissante que celle de son prédécesseur direct.

Un saut technique important en cinq ans

Le processeur Pentium à 133 MHz, la mémoire extensible jusqu'à 128 Mo et la carte graphique S3 dédiée illustrent l'accélération considérable des capacités du PC grand public entre le début et la fin des années 1990 : un écart technique bien plus marqué que celui séparant deux générations successives de machines durant la décennie précédente.

Une gamme qui abandonne le moniteur intégré

Contrairement au PS/1, dont l'écran venait se fixer directement sur l'unité centrale, le PC 350 revient à une configuration en tour classique avec moniteur séparé, un choix qui reflète l'évolution des standards du marché vers des configurations plus modulaires et plus faciles à faire évoluer composant par composant.

Windows ME, un choix logiciel tardif et controversé

La configuration maximale documentée pour cette machine inclut Windows ME, un système d'exploitation aujourd'hui largement considéré comme l'une des versions les plus instables de la lignée Windows grand public, publié en toute fin de vie du segment de marché que ce type de machine visait à l'origine.

Une place discrète dans l'histoire d'IBM

Le PC 350 s'inscrit dans une période où IBM continue de perdre du terrain face aux fabricants de compatibles PC à bas coût, malgré des configurations techniquement solides. La marque finira par se retirer complètement du marché des ordinateurs personnels au milieu des années 2000, une décision qui place rétrospectivement des machines comme le PC 350 parmi les derniers efforts notables d'IBM sur ce segment.

Retrouver aujourd'hui un exemplaire fonctionnel reste relativement accessible, la machine ayant été produite en quantités significatives durant sa période de commercialisation, contrairement à des modèles IBM plus anciens et plus rares aujourd'hui.

Un socket standard qui facilite les évolutions

Le processeur Pentium équipant le PC 350 utilise le socket 7, un format devenu rapidement un standard de l'industrie au milieu des années 1990, adopté par de nombreux fabricants concurrents d'AMD et de Cyrix. Ce choix, plus ouvert que certains formats propriétaires utilisés par IBM sur des générations antérieures de machines, facilite aujourd'hui les projets de restauration en laissant un accès plus large à des processeurs de remplacement compatibles.

Cette ouverture relative tranche avec la stratégie plus fermée qu'IBM avait pu adopter sur certaines de ses gammes professionnelles antérieures, où l'entreprise privilégiait souvent des composants propriétaires moins facilement interchangeables par l'utilisateur final.

Un stockage confortable pour l'époque

Le disque dur EIDE de 1,2 Go, associé au lecteur de disquettes haute densité standard, offrait un espace de stockage confortable pour un usage bureautique et multimédia léger de la fin des années 1990, une période où les logiciels commençaient à occuper un espace disque nettement plus important qu'au début de la décennie.

Une carte graphique dédiée plutôt qu'intégrée à la carte mère

La puce graphique S3 Trio 64V+, bien qu'intégrée directement sur la carte mère plutôt que sur une carte d'extension séparée, offrait des performances honorables pour l'affichage bureautique et les premiers jeux 2D de l'époque, sans toutefois rivaliser avec les cartes graphiques dédiées haut de gamme qui commençaient tout juste à démocratiser l'accélération 3D sur PC.

Une pièce de transition entre deux époques du PC personnel

Le PC 350 se situe à un moment charnière de l'histoire du PC personnel, juste avant la généralisation du web grand public et l'explosion des usages multimédias qui allaient suivre dans les années suivantes. Ce positionnement en fait aujourd'hui une machine intéressante pour documenter les capacités réelles d'un PC de bureau standard à la veille de ces bouleversements technologiques majeurs.

Toute collection consacrée à l'évolution du PC de bureau grand public durant les années 1990 gagne à l'inclure.

Un jalon discret, mais réel, dans une décennie de mutation rapide.

Une pièce utile pour qui documente précisément cette période de transition technique.

Questions fréquentes

Le PC 350 est-il le successeur direct du PS/1 ?

Dans l'esprit, oui : il poursuit la même stratégie grand public initiée par IBM, mais avec une configuration nettement plus puissante et un retour à une tour classique avec moniteur séparé, contrairement à l'écran intégré du PS/1. Cette continuité de gamme, malgré le changement de nom commercial entre PS/1 et PC 350.

Quelle est la puissance du processeur du PC 350 ?

Un Pentium à 133 MHz, une configuration solide pour 1997, associée à une mémoire vive extensible jusqu'à 128 Mo et une carte graphique S3 Trio 64V+ dédiée, un net progrès technique par rapport aux machines IBM grand public du début de la décennie.

Pourquoi le PC 350 n'a-t-il pas d'écran intégré comme le PS/1 ?

Le marché avait évolué vers des configurations plus modulaires et plus faciles à faire évoluer composant par composant. IBM a suivi cette tendance générale du secteur en revenant à une tour classique avec moniteur vendu séparément. Ce retour à une configuration modulaire classique a également facilité les réparations et les mises à niveau ultérieures.

Windows ME était-il un bon choix pour cette machine ?

Il s'agit de la configuration logicielle maximale documentée, mais Windows ME reste aujourd'hui largement considéré comme l'une des versions les plus instables de la lignée Windows grand public, publié en toute fin de vie de ce segment de marché. Cette instabilité relative n'a pas empêché la machine elle-même de rester fiable sur le plan matériel.

IBM a-t-il continué à produire des PC après le PC 350 ?

Pendant quelques années encore, mais la marque a fini par se retirer complètement du marché des ordinateurs personnels au milieu des années 2000, une décision qui place rétrospectivement des machines comme le PC 350 parmi ses derniers efforts notables. Cette évolution du marché a profité aux fabricants de compatibles PC, capables de proposer des configurations comparables à des tarifs inférieurs.

Est-il facile de trouver un IBM PC 350 aujourd'hui ?

Relativement, oui, la machine ayant été produite en quantités significatives durant sa commercialisation, contrairement à des modèles IBM plus anciens et plus rares aujourd'hui sur le marché de la collection. Le socket 7 standard de son processeur facilite par ailleurs les réparations et les remplacements de composants pour qui souhaite remettre un exemplaire en état de fonctionnement fiable.