CATÉGORIE Ordinateurs ANNÉE 1981 CONSTRUCTEUR Commodore

Commodore VIC-20 : premier micro-ordinateur au million d'exemplaires

Sorti en 1981, le VIC-20 devient le premier micro-ordinateur de l'histoire à franchir le million d'exemplaires vendus, ouvrant la voie commerciale au Commodore 64 deux ans plus tard.

Commodore VIC-20 avec écran affichant l'invite BASIC, lecteur de cassette et collection de cartouches
L'exemplaire de la collection avec son lecteur de cassette et sa collection de cartouches d'origine.
Spécifications techniques
ConstructeurCommodore (États-Unis)
MicroprocesseurMOS 6502A à 1,0227 MHz · coprocesseur VIC-I (6560) pour le son et l'image
Mémoire vive (RAM)5 Ko (3 583 octets libres), extensible à 32 Ko
Mémoire morte (ROM)16 Ko
AffichageSprites 23×22
Capacités graphiques167×92 points · 8 couleurs de caractères · 16 couleurs de fond/bordure
Capacités sonores3 voix sur 3 octaves
ClavierQWERTY complet, 4 touches de fonction, 66 touches
InterfacesPort joystick · port utilisateur · port série · port cartouche · sortie vidéo composite · interface cassette
PériphériquesLecteur de cassette · lecteur de disquettes · imprimante
LogicielsCBM Basic V2
Dimensions40,3 × 20,4 × 7,2 cm
Poids1,8 kg
Mise en vente1981

Le VIC-20 sort en 1981, positionné par Commodore comme une machine d'entrée de gamme accessible, pensée pour élargir le marché de la micro-informatique personnelle au-delà du seul cercle des passionnés déjà convaincus par des machines plus coûteuses.

Un jalon commercial resté dans les mémoires

Le VIC-20 devient, en 1983, le premier micro-ordinateur de l'histoire à franchir le cap du million d'exemplaires vendus, un résultat obtenu grâce à un prix de vente particulièrement agressif et à une stratégie de distribution large, incluant la vente en grande surface plutôt que la seule filière des magasins spécialisés en informatique.

Une mémoire vive modeste, même pour son époque

Avec seulement 5 Ko de mémoire vive en configuration de base, dont une partie déjà occupée par le système, le VIC-20 impose des contraintes de programmation sévères, plus proches de celles du ZX81 concurrent que de celles des machines familiales plus ambitieuses de la même période. Cette limite pousse rapidement une large partie des utilisateurs vers l'achat d'une extension mémoire officielle, quasiment indispensable pour dépasser les simples démonstrations.

Un tremplin direct vers le Commodore 64

Le succès commercial du VIC-20 valide la stratégie de prix agressif de Commodore et prépare directement le terrain pour le lancement du Commodore 64 en 1982, une machine bien plus ambitieuse techniquement qui reprendra et amplifiera la même approche de distribution large et de tarification compétitive qui avait fait le succès de son prédécesseur.

Une campagne publicitaire portée par une figure populaire

Commodore mise sur une campagne publicitaire télévisée mettant en scène William Shatner, l'acteur alors associé au capitaine Kirk de la série Star Trek, une stratégie marketing ambitieuse et coûteuse pour l'époque qui contribue directement à la notoriété grand public de la machine au-delà du seul cercle des amateurs d'informatique déjà initiés.

Cette approche publicitaire, assez inhabituelle pour un produit informatique du début des années 1980, illustre bien l'ambition de Commodore de transformer le micro-ordinateur personnel en produit de grande consommation plutôt qu'en simple outil technique réservé à un public de spécialistes.

Un chipset graphique modeste mais fonctionnel

Le coprocesseur VIC-I, qui donne son nom à la machine, gère à la fois l'affichage et le son, une intégration qui simplifie la conception matérielle mais limite les capacités graphiques réelles de la machine face à des concurrentes qui séparaient davantage ces deux fonctions. La résolution graphique de 167×92 points reste ainsi nettement inférieure à celle proposée par plusieurs concurrents directs de la même génération de prix.

Malgré ces limites, plusieurs studios sont parvenus à en tirer des résultats visuels honorables, en particulier sur des jeux d'action simples où la palette de couleurs disponible compensait partiellement la faible définition de l'affichage.

Un catalogue de cartouches qui simplifie l'accès au logiciel

Le port cartouche du VIC-20 permet un chargement quasi instantané des programmes, un avantage significatif par rapport au chargement par cassette, nettement plus lent et parfois sujet à des erreurs de lecture après plusieurs utilisations répétées d'un même support magnétique.

Une distribution qui a marqué durablement le marché nord-américain

La stratégie de distribution en grande surface adoptée par Commodore pour le VIC-20 marque une rupture avec les pratiques commerciales habituelles du secteur informatique de l'époque, généralement cantonné aux magasins spécialisés. Cette approche, reprise ensuite avec un succès encore plus marqué pour le Commodore 64, contribue à transformer durablement la façon dont l'informatique personnelle est vendue au grand public nord-américain.

Restaurer un exemplaire aujourd'hui

Comme sur la plupart des machines à cassette de cette génération, le lecteur externe et son mécanisme de lecture restent le point de fragilité le plus fréquent. Le port cartouche, moins sollicité mécaniquement, vieillit généralement mieux et nécessite rarement une intervention lourde lors d'une remise en service.

Retrouver aujourd'hui un exemplaire fonctionnel, boîte et cartouches d'origine comprises, reste accessible pour la plupart des collectionneurs, la machine ayant dépassé le million d'exemplaires vendus durant sa carrière commerciale.

Une pièce fondatrice, souvent éclipsée par le succès plus retentissant de son propre successeur.

Un jalon discret, mais réel, dans l'histoire du micro-ordinateur grand public.

Questions fréquentes

Pourquoi le VIC-20 est-il historiquement important ?

Il devient en 1983 le premier micro-ordinateur de l'histoire à franchir le cap du million d'exemplaires vendus, un résultat obtenu grâce à un prix agressif et une distribution large incluant la grande surface plutôt que la seule filière spécialisée. Cette compatibilité limitée reste un point de confusion fréquent pour les collectionneurs débutants.

Le VIC-20 a-t-il préparé le succès du Commodore 64 ?

Oui, son succès commercial a validé la stratégie de prix agressif de Commodore et préparé directement le terrain pour le lancement du Commodore 64 en 1982, qui reprendra et amplifiera la même approche de distribution large et de prix compétitif.

La mémoire vive du VIC-20 était-elle suffisante à l'usage ?

À peine, avec seulement 5 Ko en configuration de base, dont une partie déjà occupée par le système. Cette limite a rapidement poussé une large partie des utilisateurs vers une extension mémoire officielle, quasiment indispensable pour dépasser de simples démonstrations.

Qui apparaissait dans les publicités du VIC-20 ?

William Shatner, l'acteur alors associé au capitaine Kirk de Star Trek, dans une campagne télévisée ambitieuse et coûteuse pour l'époque, qui a contribué directement à la notoriété grand public de la machine au-delà du seul cercle des amateurs d'informatique déjà initiés.

Le VIC-20 était-il compatible avec les cartouches Commodore 64 ?

Non, malgré leur appartenance à la même famille de constructeur, les deux machines reposent sur des architectures suffisamment différentes pour empêcher toute compatibilité directe des cartouches et de la plupart des logiciels d'une machine à l'autre. Ce jalon commercial reste aujourd'hui régulièrement cité dans les rétrospectives consacrées à l'histoire du micro-ordinateur personnel.

Est-il facile de trouver un Commodore VIC-20 aujourd'hui ?

Relativement, oui, la machine ayant été produite à plus d'un million d'exemplaires durant sa commercialisation, ce qui en fait aujourd'hui l'une des machines Commodore les plus accessibles pour un collectionneur débutant sur le marché de l'occasion. Un débutant y trouve un bon point d'entrée dans la collection Commodore.