CATÉGORIE Vidéos ANNÉE 1982 CONSTRUCTEUR Nintendo

Game & Watch Donkey Kong (DK-52) : présentation et caractéristiques

Sorti en 1982, le DK-52 fait partie de la série Multi Screen à deux écrans, qui a introduit la croix directionnelle popularisée ensuite par l'ensemble des manettes Nintendo.

Boîte d'origine du Nintendo Game & Watch Donkey Kong (DK-52), série Multi Screen
La boîte d'origine du Game & Watch Donkey Kong (DK-52).
Spécifications techniques
FabricantNintendo
ModèleDK-52 – 20ᵉ Game & Watch de la marque
SérieMulti Screen
Année de sortie1982
Production1 250 000 unités
ÉcranDeux écrans LCD monochromes 54×35 mm, en configuration ouvrante
Alimentation2 piles LR44 ou SR44 (1,5 V)
CommandesCroix directionnelle à quatre positions (Haut/Bas/Gauche/Droite) et bouton Jump
Autres boutonsGame A, Game B, Time, Alarm, ACL
Dimensions116 × 75 × 23 mm
Poids143 g
ThèmeLe joueur dirige Mario, qui doit atteindre le sommet d'un chantier pour secourir Pauline, retenue par Donkey Kong

Le Game & Watch Donkey Kong appartient à la série Multi Screen, qui ajoute un second écran à la formule initiale de la gamme Game & Watch lancée par Nintendo en 1980. L'appareil se referme comme un livre, protégeant l'écran en position de transport.

Une croix directionnelle entrée dans l'histoire, un gameplay fidèle à l'arcade

Sa croix directionnelle, conçue pour ce modèle, est restée dans l'histoire du jeu vidéo comme la première apparition d'un dispositif de direction à quatre points qui sera repris, sous une forme quasiment inchangée, sur l'ensemble des manettes Nintendo jusqu'à aujourd'hui.

Le jeu reprend le principe de la version arcade : Mario doit gravir un chantier en évitant les tonneaux lancés par Donkey Kong. La formule diffère toutefois sur un point : pour terminer un niveau, Mario doit actionner un levier sur l'écran supérieur puis sauter attraper un crochet – chaque prise réussie retire une cheville de la plateforme de Donkey Kong, jusqu'à la faire s'effondrer.

Troisième génération Multi Screen et écran LCD à segments fixes : caractéristiques techniques

Sorti en 1982, ce modèle Multi Screen appartient à la troisième grande série de la ligne Game & Watch, après les formats Silver, Gold puis Wide Screen. La série Multi Screen introduit pour la première fois deux écrans LCD distincts dans un même boîtier, une disposition qui deviendra la marque de fabrique des modèles les plus recherchés par les collectionneurs aujourd'hui.

Sur le plan technique, chaque écran LCD affiche un nombre fixe de segments prédéfinis : contrairement à un jeu vidéo moderne, aucune image n'est générée dynamiquement, seuls certains segments s'allument ou s'éteignent selon l'état du jeu. Cette contrainte matérielle explique le mouvement saccadé caractéristique des personnages, perçu aujourd'hui comme un trait esthétique à part entière de la période.

Une alarme intégrée et un succès qui a inspiré toute une déclinaison de titres

L'alarme intégrée, fonction présente sur la quasi-totalité des Game & Watch, positionnait à l'origine l'appareil autant comme un jouet que comme un accessoire pratique, un argument marketing qui a compté dans son adoption par un public plus large que les seuls amateurs de jeux vidéo.

La série Multi Screen a connu un tel succès commercial que Nintendo en a décliné plusieurs autres titres sur le même principe de boîtier repliable : Mario Bros, Donkey Kong Jr, ou encore Zelda. Chacun reprenait la même disposition à deux écrans tout en proposant une mécanique de jeu propre.

Fragilité des écrans et protection du boîtier repliable

Aujourd'hui, la fragilité des écrans LCD d'origine – sujets à l'apparition de taches noires irréversibles avec le temps – fait de chaque exemplaire en bon état de fonctionnement une pièce recherchée par les collectionneurs, bien au-delà de sa valeur nostalgique initiale.

Le boîtier repliable de la série Multi Screen protège l'écran pendant le transport, un détail de conception qui a directement influencé le format des consoles portables ultérieures, Game Boy comprise, conçues elles aussi avec un couvercle rabattable sur les premiers modèles Nintendo.

Un marché de la collection qui distingue le fonctionnel de l'endommagé

Le marché de la collection distingue nettement un exemplaire fonctionnel d'un exemplaire à l'écran endommagé : les taches noires liées au vieillissement du cristal liquide, une fois apparues, sont irréversibles et affectent directement la jouabilité, ce qui explique l'écart de valeur parfois important entre deux unités par ailleurs identiques.

Une influence directe sur les futures consoles portables Nintendo

Le succès de ce format repliable à deux écrans a directement inspiré Nintendo pour la conception de ses consoles portables suivantes, jusqu'à la Nintendo DS elle-même, dont le nom rend hommage à ce principe de double affichage inauguré près de vingt ans plus tôt sur ces appareils Game & Watch.

Retrouver et évaluer un exemplaire de ce Game & Watch Donkey Kong aujourd'hui

Retrouver aujourd'hui un exemplaire fonctionnel de ce modèle précis, boîte et notice d'origine comprises, reste un objectif recherché par une partie des collectionneurs spécialisés dans cette période charnière du jeu vidéo portable.

Un examen attentif de l'écran avant tout achat reste donc la première étape recommandée à quiconque cherche à compléter sa collection avec ce modèle précis.

Il reste, plus de quarante ans après sa sortie, l'un des Game & Watch les plus emblématiques et les plus faciles à identifier de toute la collection.

Ce Game & Watch Donkey Kong, avec ses caractéristiques Multi Screen propres au DK-52, reste l'un des modèles les plus recherchés de la collection.

Questions fréquentes

Le Game & Watch Donkey Kong utilise-t-il un ou deux écrans ?

Deux. Il appartient à la série Multi Screen, qui superpose deux écrans LCD dans un boîtier qui se referme comme un livre. Cette disposition deviendra la marque de fabrique de plusieurs modèles très recherchés aujourd'hui par les collectionneurs, dont Donkey Kong reste l'un des exemples les plus emblématiques de la série.

Pourquoi la croix directionnelle du DK-52 est-elle historiquement importante ?

C'est la première apparition de ce type de commande chez Nintendo ; sa forme a ensuite été reprise, quasiment sans modification, sur les manettes de toutes les consoles Nintendo suivantes. Sa forme précise n'a quasiment pas changé depuis, des manettes NES aux manettes Switch actuelles.

Comment fonctionne l'écran LCD d'un Game & Watch comme celui-ci ?

Chaque écran affiche un nombre fixe de segments prédéfinis, allumés ou éteints selon l'état du jeu, sans image générée dynamiquement. C'est ce qui donne le mouvement saccadé caractéristique des personnages sur ce type d'appareil. Cette caractéristique, commune à toute la famille Game & Watch, distingue nettement ces appareils des consoles à cartouche apparues quelques années plus tard.

Le Game & Watch Donkey Kong a-t-il une fonction réveil ?

Oui, comme la quasi-totalité des modèles de la gamme Game & Watch. Cette fonction positionnait l'appareil autant comme objet pratique du quotidien que comme jouet, un argument qui a élargi son public au-delà des seuls joueurs. De nombreux modèles intégraient également une horloge, renforçant leur usage quotidien au-delà des seules sessions de jeu.

En quelle année ce modèle Multi Screen est-il sorti ?

En 1982, dans la troisième grande série de la gamme Game & Watch après les formats Silver, Gold puis Wide Screen, qui ne proposaient chacun qu'un seul écran LCD. Il s'inscrit dans une vague de sorties Multi Screen qui a suivi le succès des deux premières séries de la gamme, Silver puis Gold, sorties respectivement en 1980 et 1981.

Le format repliable du DK-52 a-t-il influencé d'autres appareils Nintendo ?

Le principe du couvercle protecteur rabattable se retrouve directement sur les premières consoles portables Nintendo qui ont suivi, pensées elles aussi pour protéger l'écran pendant le transport en dehors des sessions de jeu. Ce choix de conception traduisait déjà, au début des années 1980.

Combien de niveaux compte le Game & Watch Donkey Kong ?

Le jeu propose plusieurs tableaux d'un chantier que Mario doit gravir en évitant les tonneaux, avec une difficulté progressive ; la partie se termine lorsque le joueur épuise ses trois vies disponibles. Le jeu ne propose pas de fin définie : l'objectif reste d'accumuler le meilleur score possible avant la perte de la dernière vie.