CATÉGORIE Jeux ANNÉE 1989 CONSTRUCTEUR Core Design

Rick Dangerous : fiche du jeu de plateforme culte de 1989

Sorti en 1989, Rick Dangerous inspire son héros d'aventuriers cinématographiques et impose une difficulté fondée sur l'essai-erreur, chaque piège devant être mémorisé après une première mort.

Quatre captures d'écran du jeu Rick Dangerous, publiées dans le magazine Amstar, montrant des niveaux de temple piégés
Captures d'écran publiées dans le magazine Amstar, version Amstrad CPC.
Spécifications techniques
ÉditeurTelecomsoft (Firebird) · MicroProse (MicroStyle)
DéveloppeurCore Design
ConcepteurSimon Phipps
Date de sortie1989
GenrePlateforme et aventure
PlateformesAmiga · Amstrad CPC · Atari ST · Commodore 64 · MS-DOS · MSX2 · ZX Spectrum
MédiaCassette, disquette
ContrôleJoystick ou clavier

Rick Dangerous sort en 1989, développé par le studio britannique Core Design et publié par Telecomsoft sous sa marque Firebird. Le jeu met en scène un aventurier directement inspiré des figures cinématographiques d'explorateurs de l'époque, à travers des niveaux truffés de pièges mortels – flèches empoisonnées, blocs de pierre roulants, fosses dissimulées – dans des décors de jungle, de temple et de base militaire.

Une difficulté fondée sur la mémorisation

La particularité la plus commentée du jeu tient à sa conception même : la plupart des pièges sont invisibles avant d'y avoir succombé une première fois, ce qui contraint le joueur à progresser par essai-erreur, mémorisant l'emplacement exact de chaque danger après une mort. Cette approche, aujourd'hui qualifiée de « die and learn » dans le vocabulaire du jeu vidéo, a suscité des avis très partagés à la sortie du titre, certains la jugeant profondément injuste.

Une diffusion large sur les micro-ordinateurs européens

Comme de nombreux titres britanniques de cette période, Rick Dangerous bénéficie d'une diffusion large sur l'ensemble des micro-ordinateurs 8 et 16 bits du marché européen : Amiga, Atari ST, Amstrad CPC, Commodore 64, ZX Spectrum et MSX2, chaque version étant adaptée aux capacités graphiques et mémoire propres à sa plateforme.

Une suite qui prolonge la formule

Le succès commercial du jeu conduit Core Design à publier une suite l'année suivante, reprenant la même mécanique de progression par mémorisation des pièges, dans de nouveaux environnements incluant cette fois un décor préhistorique et une base extraterrestre.

Une influence reconnue sur le genre plateforme-piège

Rick Dangerous est aujourd'hui cité comme un jalon du sous-genre du jeu de plateforme à pièges mémorisables, aux côtés de titres comme Prince of Persia sorti la même année, bien que les deux jeux adoptent des approches très différentes de l'animation et du rythme de jeu.

Le studio Core Design, fondé peu avant la sortie de ce titre, construira sur cette base une réputation qui le mènera quelques années plus tard vers l'un de ses plus grands succès commerciaux, une franchise d'aventure devenue une référence du jeu vidéo des années 1990.

Une identité visuelle marquée par le second degré

Le personnage de Rick, avec sa moustache et son chapeau d'aventurier, adopte volontairement un registre humoristique et exagéré plutôt qu'un traitement sérieux, un choix esthétique qui distingue le titre des productions plus graves du genre plateforme-aventure de la même période. Les décors eux-mêmes, du temple sud-américain à la base militaire futuriste, empruntent librement à plusieurs registres cinématographiques sans jamais chercher la cohérence narrative stricte.

Cette approche décomplexée, combinée à la difficulté élevée du gameplay, a contribué à forger une identité reconnaissable qui distingue le titre de nombreux concurrents de la même période, davantage tournés vers un traitement premier degré de leurs thématiques d'aventure.

Un niveau de conception technique salué à sa sortie

Malgré les critiques sur sa difficulté, la presse spécialisée de l'époque salue la qualité graphique et l'animation du personnage, particulièrement soignées pour un titre de cette génération. Ce niveau de finition technique a largement contribué à la réputation de Core Design comme studio capable de livrer des productions à la hauteur des standards graphiques les plus exigeants du marché européen.

Retrouver le jeu aujourd'hui

Rick Dangerous reste jouable par émulation sur l'ensemble de ses plateformes d'origine, un exercice qui demande généralement une bonne dose de patience compte tenu de la difficulté caractéristique du titre, restée intacte quel que soit le support choisi pour la redécouverte.

Retrouver aujourd'hui une boîte complète en version micro-ordinateur, disquettes et manuel d'origine compris, reste un objectif accessible pour la plupart des collectionneurs de jeux britanniques de cette période, la licence ayant été largement diffusée en son temps.

Un classique qui garde, plus de trois décennies après sa sortie, un vrai pouvoir de fascination auprès des amateurs de plateforme rétro.

Il mérite pleinement sa place parmi les fiches consacrées aux grands noms du jeu britannique de la fin des années 1980.

Questions fréquentes

Pourquoi Rick Dangerous est-il réputé aussi difficile ?

La plupart des pièges du jeu sont invisibles avant d'y avoir succombé une première fois, ce qui contraint le joueur à progresser par essai-erreur en mémorisant l'emplacement de chaque danger après une mort, une conception connue aujourd'hui sous le nom de « die and learn ».

Qui a développé Rick Dangerous ?

Le studio britannique Core Design, publié par Telecomsoft sous sa marque Firebird en 1989. Le jeu a été conçu par Simon Phipps, dans un registre de plateforme et d'aventure inspiré des figures cinématographiques d'explorateurs de l'époque. Cette diffusion sur sept plateformes reste caractéristique des studios britanniques les plus établis de la période.

Cette page propose-t-elle le jeu au téléchargement ?

Non. Cette fiche documente le jeu à titre informatif, sans hébergement du fichier de jeu protégé par le droit d'auteur, quelle que soit sa disponibilité par ailleurs sur d'autres plateformes en ligne. Les fichiers de jeux protégés restent la propriété de leurs éditeurs d'origine, quelle que soit leur ancienneté.

Rick Dangerous a-t-il eu une suite ?

Oui, publiée l'année suivante par Core Design, reprenant la même mécanique de progression par mémorisation des pièges dans de nouveaux environnements, dont un décor préhistorique et une base extraterrestre absents du premier épisode. Cette suite reprend l'essentiel des mécaniques du premier épisode tout en élargissant l'univers visuel du jeu.

Sur combien de plateformes Rick Dangerous est-il sorti ?

Une sept plateformes au total – Amiga, Atari ST, Amstrad CPC, Commodore 64, MS-DOS, MSX2 et ZX Spectrum – chaque version étant adaptée aux capacités graphiques et mémoire propres à sa plateforme d'origine. Chaque portage nécessitait une adaptation complète du moteur de jeu aux contraintes graphiques et mémoire propres à sa plateforme.

Rick Dangerous est-il comparable à Prince of Persia ?

Les deux jeux sortent la même année et partagent le genre plateforme à pièges mémorisables, mais adoptent des approches très différentes de l'animation et du rythme de jeu, Prince of Persia misant sur une fluidité de mouvement alors inédite. Prince of Persia misait sur une animation rotoscopée fluide alors inédite.