| Constructeur | Commodore (États-Unis) |
|---|---|
| Microprocesseur | Motorola 68000 (16 bits) à 7,16 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 256 Ko, extensible à 512 Ko par module en façade |
| Mémoire morte (ROM) | 256 Ko – disquette système chargée dans une WOM (Write Once Memory) au démarrage |
| Affichage texte | 60 ou 80 colonnes |
| Capacités graphiques | 320×200 ou 320×256 en 32 couleurs parmi 4096 · 640×200 ou 640×256 en 16 couleurs · 640×400 ou 640×512 entrelacé · 768×576 Overscan entrelacé · mode Halfbright en 4096 couleurs |
| Capacités sonores | 4 voies PCM, 9 octaves avec enveloppe |
| Interfaces | Péritel ou moniteur RVB, audio stéréo, bus d'extension, joysticks, lecteur de disquettes, modem série, port parallèle, extension mémoire 256 Ko |
| Périphériques | Lecteur de disquettes externe, modem, genlock |
| Logiciels | Jeux sur disquettes, utilitaires semi-professionnels, graphisme, son |
| Dimensions | 108×450×330 mm |
| Poids | 5,9 kg |
| Mise en vente | 1985 |
| Prix | 15 000 F |
L'Amiga 1000, sorti en 1985, inaugure une lignée qui marquera durablement le graphisme et le son sur micro-ordinateur pendant toute la fin des années 1980. Commodore, déjà solidement installé sur le marché familial avec le Commodore 64, vise cette fois un public plus exigeant, entre créateurs multimédias et joueurs en quête de capacités graphiques et sonores nettement plus inédites que ce que proposait alors la concurrence directe.
Un Motorola 68000 et des capacités graphiques inédites pour l'époque
Le cœur de la machine est un Motorola 68000 cadencé à 7,16 MHz, un processeur 16 bits qui offre une marge de puissance confortable comparée au 8 bits du 64. La mémoire vive de base, 256 Ko, peut être doublée à 512 Ko grâce à un module d'extension installé directement en façade, sans ouvrir le boîtier.
Les capacités graphiques dépassent largement ce que proposait la concurrence à sa sortie : jusqu'à 4096 couleurs disponibles selon le mode choisi, avec des résolutions allant du 320×200 standard au 768×576 entrelacé en mode Overscan, en passant par un mode Halfbright permettant d'afficher les 4096 teintes simultanément à plus basse résolution.
Une puce sonore 4 voies et un système chargé depuis disquette
La puce sonore associée propose 4 voies PCM sur 9 octaves avec gestion d'enveloppe, une avance considérable sur le simple beeper ou même sur le SID du 64 pour la richesse polyphonique, bien que le SID conserve sa propre identité sonore analogique très recherchée par ailleurs.
Une particularité technique notable : la ROM ne contient pas directement le système au démarrage. Une disquette système est chargée dans une mémoire appelée WOM (Write Once Memory) à chaque mise sous tension, une solution transitoire chez Commodore avant que les modèles suivants n'intègrent directement la Kickstart en ROM classique.
Un jeu d'interfaces riche à un tarif de 15 000 F
Le jeu d'interfaces reste riche pour l'époque : sortie Péritel ou RVB selon le moniteur utilisé, audio stéréo, bus d'extension, ports joystick, modem série et port parallèle, sans compter l'extension mémoire dédiée déjà mentionnée. Un genlock pouvait aussi être ajouté en périphérique, permettant d'incruster la sortie vidéo de l'Amiga sur un signal télé externe – une fonction qui a valu à la machine un vrai succès dans le montage vidéo amateur et semi-professionnel.
Vendu 15 000 F au lancement, un tarif nettement supérieur à celui du 64, l'Amiga 1000 visait un public différent : professionnels de l'image, développeurs et passionnés prêts à investir dans une machine dont les capacités multimédias dépassaient de loin les standards de l'informatique familiale de 1985.
Une large couverture presse et un système multitâche dès 1985
La presse spécialisée, Byte et Computer Gaming World en tête aux États-Unis, Tilt et Science & Vie Micro en France, a largement salué les capacités techniques de la machine dès sa sortie, tout en soulignant régulièrement son prix élevé comme principal frein à une diffusion plus large auprès du grand public.
Le système d'exploitation AmigaOS, livré avec la machine, gérait le multitâche préemptif dès 1985 – une capacité que ni le Macintosh ni les compatibles MS-DOS de l'époque n'offraient encore. Cette avance logicielle a longtemps fait figure d'argument technique fort chez les défenseurs de la plateforme, bien avant que Windows ou le Mac OS classique n'y parviennent à leur tour.
Un clavier détachable et un exemplaire accompagné de son moniteur
Le clavier, entièrement détachable, se distingue aussi par son logo Amiga en forme de bille multicolore, une signature visuelle immédiatement reconnaissable qui a accompagné toute la gamme jusqu'à son dernier modèle. Le lecteur de disquettes 3 pouces 1/2 intégré à l'unité centrale complétait un ensemble pensé pour rester compact malgré la puissance embarquée.
L'exemplaire conservé dans la collection est accompagné de son moniteur Commodore 1084, vendu séparément à l'époque et couramment associé à la machine par les acheteurs qui souhaitaient exploiter pleinement ses capacités graphiques en couleur, plutôt que de se contenter d'un simple téléviseur raccordé en Péritel, moins net sur l'affichage des textes et des interfaces graphiques détaillées de l'AmigaOS.
Questions fréquentes
Quel processeur équipe le Commodore Amiga 1000 ?
Un Motorola 68000 cadencé à 7,16 MHz, un processeur 16 bits qui offre une marge de puissance confortable comparée au 8 bits du Commodore 64, sorti quelques années plus tôt par le même constructeur pour un tout autre public, plus familial et moins onéreux.
Combien de couleurs l'Amiga 1000 peut-il afficher ?
Jusqu'à 4096 couleurs selon le mode choisi, avec des résolutions allant du 320×200 standard au 768×576 entrelacé en mode Overscan. Le mode Halfbright permettait même d'afficher toute la palette simultanément à une résolution plus basse, une vraie prouesse technique pour l'année de sortie.
Pourquoi l'Amiga 1000 charge-t-il son système depuis une disquette ?
Parce que sa ROM ne contient pas directement le système d'exploitation au démarrage : une disquette système est chargée dans une mémoire appelée WOM (Write Once Memory) à chaque mise sous tension, une solution transitoire avant l'intégration directe de la Kickstart en ROM sur les modèles suivants.
L'Amiga 1000 propose-t-il une sortie vidéo pour le montage ?
Oui, via un genlock en périphérique optionnel, permettant d'incruster la sortie vidéo de la machine sur un signal télé externe. Cette fonction a valu à l'Amiga un vrai succès dans le montage vidéo amateur et semi-professionnel à la fin des années 1980.
Quelle est la RAM maximale de l'Amiga 1000 ?
256 Ko d'origine, extensible à 512 Ko grâce à un module d'extension installé directement en façade, sans ouvrir le boîtier. Cette capacité de mémoire vive restait généreuse comparée aux standards de l'informatique familiale de l'année 1985, celle de sa sortie commerciale.
Quel était le prix de l'Amiga 1000 au lancement ?
15 000 F, un tarif nettement supérieur à celui des machines familiales comme le Commodore 64. Ce prix visait un public de professionnels de l'image, de développeurs et de passionnés prêts à investir dans des capacités multimédias inédites pour l'époque.
