| Constructeur | Tandy (États-Unis) |
|---|---|
| Microprocesseur | Motorola 6809 (8 bits) à 0,89 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 16, 32 ou 64 Ko selon modèle |
| Mémoire morte (ROM) | 8 Ko ou 16 Ko selon modèle, contenant le BASIC Microsoft ou le BASIC étendu |
| Affichage texte | 32×16 en 8 couleurs |
| Capacités graphiques | Chipset Motorola 6847 · 256×192 en 2 couleurs maximum · 9 couleurs simultanées |
| Capacités sonores | 1 voie sonore, convertisseur numérique/analogique sur 6 bits |
| Clavier | Semi-mécanique AZERTY |
| Interfaces | RS-232, Péritel, port cartouche, port manettes |
| Périphériques | Lecteur de cassette (495 F) · jusqu'à 4 lecteurs de mini-disquettes 175 Ko (4 795 F le premier, 2 995 F les suivants) · modem (4 900 F) · imprimante 4 couleurs |
| Logiciels | Jeux et utilitaires |
| Dimensions | 37×26×8 cm (dernier modèle) |
| Mise en vente | 1983 |
| Prix | 159,95 $ (modèle 16 Ko standard, US, 1984) · 199,95 $ (modèle 16 Ko étendu, US, 1984) |
Le Color Computer 2 succède en 1983 au Color Computer original, lancé trois ans plus tôt par Tandy pour concurrencer Commodore et Atari sur le marché familial américain. Le CoCo 2 conserve l'architecture générale de son prédécesseur tout en réduisant les coûts de fabrication, une stratégie commerciale qui permet à Tandy de rester compétitif face à des concurrents vendant déjà des machines très agressivement tarifées, notamment Commodore et son VIC-20 puis son 64.
Un Motorola 6809 et une mémoire vive de 16 à 64 Ko
Le cœur de la machine est un Motorola 6809 cadencé à seulement 0,89 MHz, un processeur 8 bits réputé pour son jeu d'instructions particulièrement élégant comparé à ses contemporains, bien que sa fréquence relativement basse limite les performances brutes face à des concurrents parfois cadencés plus haut.
La mémoire vive varie de 16 à 64 Ko selon le modèle acheté, avec une ROM de 8 ou 16 Ko contenant soit le BASIC Microsoft standard, soit une version étendue offrant davantage de commandes graphiques et sonores, un choix qui influençait directement le prix final de la machine à l'achat.
Des capacités graphiques limitées et un son mono
Les capacités graphiques reposent sur le chipset Motorola 6847, capable d'afficher jusqu'à 256×192 pixels en seulement 2 couleurs simultanées dans son mode le plus fin, ou une palette élargie à 9 couleurs dans des modes de résolution plus modeste, un compromis assez classique pour les puces graphiques 8 bits de cette génération de machines familiales.
Le son se limite à une seule voie, pilotée par un convertisseur numérique-analogique sur 6 bits, suffisant pour des effets sonores basiques et une mélodie simple mais nettement en retrait comparé aux puces sonores dédiées à plusieurs voix qui commençaient à apparaître chez certains concurrents directs de la même période.
Un écosystème Tandy et un clavier adapté au marché français
L'écosystème de périphériques Tandy restait cohérent avec la stratégie de distribution en magasin Radio Shack : lecteur de cassette à 495 F, jusqu'à quatre lecteurs de mini-disquettes 175 Ko en chaîne, modem à 4 900 F et imprimante 4 couleurs, chaque accessoire vendu séparément et alignant sensiblement le budget total avec celui des machines concurrentes déjà équipées d'origine de ces mêmes fonctions.
Le clavier semi-mécanique AZERTY équipait les versions commercialisées en France, une adaptation locale nécessaire face à un marché où le clavier QWERTY américain d'origine aurait constitué un frein réel à l'adoption par un public familial peu habitué à ce type de disposition de touches au quotidien.
Deux tarifs de lancement et une gamme simplifiée
Vendu 159,95 $ pour le modèle 16 Ko standard et 199,95 $ pour la version étendue sur le marché américain en 1984, le CoCo 2 se positionnait dans une fourchette de prix comparable à ses principaux concurrents familiaux, un segment de marché alors en pleine expansion et particulièrement disputé entre plusieurs constructeurs américains.
La simplification de gamme entre le premier Color Computer et le CoCo 2 se lit aussi dans le choix des configurations mémoire proposées : là où le modèle original se déclinait en 4, 16 ou 32 Ko, le CoCo 2 resserre l'offre à deux options seulement, 16 ou 64 Ko, une rationalisation qui réduisait les coûts de production tout en simplifiant le catalogue commercial pour les revendeurs Radio Shack. Une troisième génération, le CoCo 3, suivra en 1986 avec des capacités graphiques et mémorielles nettement supérieures, mais restera hors du périmètre de cette fiche technique, entièrement consacrée au seul modèle 2 présenté ici.
Une compatibilité logicielle préservée avec le premier Color Computer
La compatibilité logicielle avec le premier Color Computer restait un argument commercial fort : la quasi-totalité des cartouches de jeux et programmes cassette conçus pour le CoCo original fonctionnaient sans modification sur le CoCo 2, un choix qui rassurait les familles ayant déjà investi dans un catalogue logiciel avant de mettre à niveau leur matériel, sans devoir tout racheter d'un coup.
Questions fréquentes
Quel processeur équipe le TRS-80 Color Computer 2 ?
Un Motorola 6809 cadencé à 0,89 MHz, un processeur 8 bits réputé pour son jeu d'instructions particulièrement élégant comparé à ses contemporains, bien que sa fréquence relativement basse limite les performances brutes face à certains concurrents cadencés plus haut à la même période.
Quelle est la différence entre le BASIC standard et le BASIC étendu du CoCo 2 ?
Le BASIC étendu, contenu dans une ROM de 16 Ko contre 8 Ko pour la version standard, offre davantage de commandes graphiques et sonores. Ce choix influençait directement le prix final de la machine à l'achat, la version étendue coûtant environ 40 dollars de plus aux États-Unis.
Combien de couleurs le TRS-80 Color Computer 2 peut-il afficher ?
Jusqu'à 9 couleurs simultanées selon le mode graphique choisi, avec une résolution maximale de 256×192 pixels limitée à 2 couleurs dans son mode le plus fin. Ce compromis entre résolution et palette de couleurs restait assez classique pour les puces graphiques 8 bits de cette génération.
Quels périphériques de stockage étaient disponibles pour le CoCo 2 ?
Un lecteur de cassette à 495 F, ou jusqu'à quatre lecteurs de mini-disquettes 175 Ko en chaîne, facturés 4 795 F le premier et 2 995 F les suivants. Ces accessoires, vendus séparément, alignaient sensiblement le budget total avec celui de machines concurrentes équipées d'origine.
Le TRS-80 Color Computer 2 dispose-t-il d'une puce sonore dédiée ?
Non, le son se limite à une seule voie pilotée par un convertisseur numérique-analogique sur 6 bits, suffisant pour des effets sonores basiques et une mélodie simple, mais en retrait comparé aux puces sonores à plusieurs voix qui apparaissaient déjà chez certains concurrents directs de la période.
Quel était le prix du CoCo 2 à sa sortie ?
159,95 dollars pour le modèle 16 Ko standard et 199,95 dollars pour la version étendue sur le marché américain en 1984, une fourchette de prix comparable à ses principaux concurrents familiaux sur un segment de marché alors en pleine expansion aux États-Unis.
