| Constructeur | Kaypro Corporation (États-Unis) |
|---|---|
| Microprocesseur | Zilog Z80 à 4 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 64 Ko |
| Mémoire morte (ROM) | 2 Ko |
| Affichage texte | 80 × 24 caractères (matrice de caractères 5 × 8) |
| Capacités graphiques | 160 × 100 points en mode caractères semi-graphiques |
| Capacités sonores | Haut-parleur (bip système) |
| Interfaces | 2 ports série RS-232C, 1 port parallèle Centronics, prise modem RJ11 intégrée |
| Périphériques | Écran phosphore vert 9 pouces, 2 lecteurs de disquette 5,25 pouces demi-hauteur (390 Ko chacun) |
| Logiciels | CP/M 2.2, livré avec une suite bureautique complète |
| Dimensions / Poids | 45 × 41,5 × 21,5 cm, 15 kg |
| Mise en vente | 1984, 3500 $ |
Le Kaypro 4 appartient à la génération de machines transportables sous CP/M qui domine le marché professionnel américain au tout début des années 1980, avant que MS-DOS et les compatibles IBM PC ne prennent le dessus. Kaypro Corporation, initialement fabricant d'instruments de mesure sous le nom Non-Linear Systems, s'impose rapidement comme l'un des principaux concurrents d'Osborne Computer sur ce segment naissant.
Un boîtier en aluminium pensé pour durer
À la différence de nombreux concurrents utilisant des coques en plastique moulé, Kaypro construit ses machines dans un boîtier en aluminium massif, un choix qui alourdit sensiblement l'appareil – 15 kg, loin d'un usage réellement nomade – mais qui contribue directement à la réputation de robustesse de la marque. Cette solidité mécanique explique en partie pourquoi un nombre significatif d'exemplaires a traversé les décennies en état de marche.
Une suite logicielle complète fournie de série
Le Kaypro 4 se distingue par une politique commerciale rare pour l'époque : la machine est livrée avec un ensemble complet de logiciels prêts à l'emploi, incluant traitement de texte, tableur et outils de programmation, sans supplément de prix. Cette approche « tout compris » réduit fortement le coût réel d'entrée dans l'informatique professionnelle par rapport à des machines vendues nues, où chaque logiciel s'achetait séparément.
CP/M face à la montée de MS-DOS
Le Kaypro 4 tourne sous CP/M 2.2, système d'exploitation alors dominant sur les machines à processeur Zilog Z80. Mais 1984 marque aussi l'année où MS-DOS, porté par le succès de l'IBM PC et de ses clones, commence à s'imposer comme nouveau standard de fait : Kaypro devra rapidement faire évoluer sa gamme vers des machines compatibles IBM PC pour rester dans la course, signe que l'ère des machines CP/M transportables touchait déjà à sa fin.
Un écran intégré au format compact
Son écran phosphore vert de 9 pouces, associé à une matrice de caractères 5 × 8 relativement fine pour l'époque, offre un confort de lecture correct pour du traitement de texte prolongé, l'un des usages professionnels les plus courants de la machine avec la comptabilité assistée par tableur.
Repérer un exemplaire en état de fonctionnement
Les deux lecteurs de disquette 5,25 pouces demi-hauteur restent le point le plus fréquemment en panne sur les exemplaires retrouvés aujourd'hui, la courroie d'entraînement se durcissant avec l'âge. Le boîtier en aluminium massif, en revanche, traverse généralement les décennies sans dommage notable, ce qui explique la relative abondance d'exemplaires visuellement intacts sur le marché de la collection.
Kaypro tentera, à partir de 1985, de faire évoluer sa gamme vers des machines compatibles MS-DOS pour suivre la bascule du marché, mais l'entreprise n'y gagnera jamais la position dominante qu'elle occupait sur le segment CP/M avec des modèles comme le Kaypro 4. Ses ventes chutent fortement à la fin des années 1980 et la société dépose finalement le bilan en mars 1990, avant une liquidation définitive en 1992 – un déclin qui illustre la rapidité avec laquelle le marché a basculé du CP/M vers MS-DOS en quelques années à peine.
La marque Kaypro elle-même reste rattachée au nom de son fondateur, Andrew Kay, également à l'origine de Non-Linear Systems ; ce passé dans l'instrumentation de précision explique en partie l'attention portée à la solidité mécanique du boîtier du Kaypro 4, un héritage industriel assez différent de celui de nombreux concurrents venus directement du monde de l'électronique grand public.
Les manuels fournis avec la machine, souvent conservés par les collectionneurs actuels, détaillent l'ensemble de la suite logicielle livrée d'origine et restent une référence utile pour quiconque souhaite remettre un exemplaire en état de fonctionnement complet plutôt que de se contenter d'une simple mise sous tension de la machine seule.
Les cartouches de logiciels supplémentaires restent rares aujourd'hui, la plupart des utilisateurs d'époque se contentant de la suite fournie d'origine plutôt que d'investir dans des programmes tiers pour une machine déjà bien équipée à l'achat.
Questions fréquentes
Pourquoi le Kaypro 4 pesait-il autant malgré sa vocation transportable ?
Son boîtier est construit en aluminium massif plutôt qu'en plastique moulé, un choix qui alourdit l'appareil à 15 kg mais qui a directement contribué à la réputation de robustesse de la marque, héritée du passé de Kaypro dans l'instrumentation de précision.
Quels logiciels étaient fournis avec le Kaypro 4 ?
La machine était livrée avec une suite logicielle complète incluant traitement de texte, tableur et outils de programmation, sans supplément de prix, une politique commerciale rare pour l'époque qui réduisait fortement le coût réel d'entrée dans l'informatique professionnelle sous CP/M.
Le Kaypro 4 fonctionnait-il sous MS-DOS ?
Non, il tournait sous CP/M 2.2, système alors dominant sur les machines à processeur Zilog Z80. Kaypro tentera une bascule vers le MS-DOS à partir de 1985, sans jamais y retrouver la position qu'elle occupait sur le segment CP/M, avant de déposer le bilan en 1990.
Qui était le principal concurrent du Kaypro 4 ?
Osborne Computer Corporation, avec sa gamme Osborne, dominait le même segment des machines transportables sous CP/M au début des années 1980, avant que les deux constructeurs ne soient rattrapés par la montée rapide des compatibles IBM PC sous MS-DOS quelques années plus tard.
D'où vient le nom Kaypro Corporation ?
L'entreprise s'appelait initialement Non-Linear Systems et fabriquait des instruments de mesure de précision sous la direction d'Andrew Kay, avant de se lancer dans l'informatique transportable sous le nom Kaypro, qui deviendra sa marque commerciale principale durant toutes les années 1980.
Quel est le point de fragilité le plus courant sur un Kaypro 4 aujourd'hui ?
Les deux lecteurs de disquette 5,25 pouces demi-hauteur, dont la courroie d'entraînement se durcit avec l'âge, restent le point le plus sensible ; le boîtier en aluminium massif traverse en revanche généralement les décennies sans dommage notable ni corrosion visible.
