| Constructeur | Oric / Tangerine Computer Systems (Angleterre) |
|---|---|
| Microprocesseur | MOS 6502A (8 bits) à 1 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 48 Ko |
| Mémoire morte (ROM) | 16 Ko, Basic + effets sonores préprogrammés |
| Affichage texte | 40×28 caractères |
| Capacités graphiques | 240×200 en 8 couleurs |
| Capacités sonores | AY-3-8912 PSG, 6 octaves, 3 canaux + bruit |
| Clavier | Type machine à écrire, QWERTY, touches bicolores |
| Interfaces | Port d'extension 34 broches · cassette DIN 7 broches · port imprimante Centronics · prise RVB DIN 5 broches |
| Périphériques | Lecteur de cassette · lecteurs de disquettes · modem · imprimante traçante 4 couleurs |
| Mise en vente | 1984 |
L'Oric Atmos succède en 1984 à l'Oric-1, sorti l'année précédente, et s'attache surtout à corriger les défauts les plus reprochés à sa devancière : un clavier à membrane peu agréable, remplacé ici par des touches individuelles plus fiables, et une documentation technique jugée insuffisante par une partie des utilisateurs du premier modèle.
Un nom hérité d'un fabricant peu connu du grand public
Oric est une marque de Tangerine Computer Systems, une société britannique jusque-là surtout active dans la conception de cartes électroniques pour d'autres fabricants, avant de se lancer directement sur le marché grand public avec sa propre gamme de micro-ordinateurs au début des années 1980.
Un clavier immédiatement reconnaissable
Le clavier de l'Atmos, aux touches déclinées en plusieurs teintes contrastées plutôt qu'en un ton uniforme, reste l'un des éléments de design les plus distinctifs de la machine. Ce choix esthétique, assez rare chez les concurrents directs de la même période, permet aujourd'hui d'identifier un exemplaire Oric au premier coup d'œil parmi une collection de matériel britannique du début des années 1980.
Une popularité particulière sur le marché français
Si l'Oric Atmos reste relativement discret sur le marché nord-américain, il connaît un succès notable en France et en Espagne, porté par un rapport qualité-prix compétitif face au ZX Spectrum et à l'Amstrad CPC. La presse française de l'époque, notamment ABC Informatique et Micro et Robots, lui consacre régulièrement des tests et des dossiers techniques détaillés.
Un chipset sonore partagé avec d'autres machines de la période
Le générateur sonore AY-3-8912, également présent sur l'Amstrad CPC et l'Atari ST, équipe aussi l'Oric Atmos, ce qui explique une certaine parenté de timbre sonore entre plusieurs machines pourtant concurrentes sur le marché. Cette puce, largement utilisée dans l'industrie au début des années 1980, constitue une signature sonore facilement reconnaissable aujourd'hui par les amateurs de musique chiptune d'époque.
Une communauté de préservation toujours active
Malgré l'arrêt de sa production commerciale à la fin des années 1980, l'Oric Atmos bénéficie aujourd'hui d'une communauté de passionnés particulièrement active, notamment en France, qui continue de documenter la machine, de restaurer des exemplaires anciens et parfois même de développer de nouveaux logiciels pour elle, plus de quatre décennies après sa sortie initiale.
Cette activité de préservation profite directement aux collectionneurs actuels : schémas techniques, notices reconstituées et outils de transfert de logiciels restent largement documentés et partagés en ligne, facilitant grandement la remise en service d'un exemplaire ancien retrouvé sans sa documentation d'origine.
Une extension mémoire officielle pour aller plus loin
Au-delà des 48 Ko de base, largement supérieurs à ceux de nombreux concurrents directs de la même génération, l'Atmos accepte plusieurs extensions tierces qui ajoutent notamment un port disque dur ou une interface réseau locale, des ajouts pensés surtout pour un usage éducatif ou associatif plutôt que pour le grand public familial visé par la machine à l'origine.
Le port d'extension à 34 broches, situé à l'arrière de la machine, reste le point d'entrée principal pour la plupart de ces ajouts matériels, une conception modulaire assez proche dans l'esprit de celle adoptée par plusieurs concurrentes britanniques de la même période soucieuses de prolonger la durée de vie commerciale de leur gamme.
Restaurer un exemplaire aujourd'hui
Comme sur la plupart des machines de cette génération, les condensateurs de l'alimentation et le mécanisme du lecteur de cassette externe restent les points de vigilance les plus fréquents lors d'une remise en service. Le clavier, plus robuste que celui de l'Oric-1 grâce à ses touches individuelles, vieillit généralement mieux et nécessite rarement une intervention lourde.
Retrouver aujourd'hui un exemplaire complet, boîte et documentation d'origine comprises, reste accessible pour la plupart des collectionneurs, la machine ayant connu une diffusion suffisamment large en France pour que de nombreux exemplaires aient survécu en bon état de conservation jusqu'à aujourd'hui.
Peu de micro-ordinateurs britanniques de cette période sont restés aussi populaires bien au-delà de leur marché d'origine.
Un patrimoine informatique modeste sur le papier, mais toujours vivant aujourd'hui.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre l'Oric-1 et l'Oric Atmos ?
L'Atmos corrige les principaux défauts reprochés à l'Oric-1 : un clavier à membrane peu fiable, remplacé par des touches individuelles, et une documentation technique jugée insuffisante par une partie des premiers utilisateurs. La documentation fournie avec l'Atmos, nettement plus détaillée que celle de l'Oric-1, a facilité son adoption par un public d'amateurs de programmation plus exigeant.
Qui fabriquait l'Oric Atmos ?
Tangerine Computer Systems, une société britannique jusque-là surtout active dans la conception de cartes électroniques pour d'autres fabricants, avant de lancer sa propre gamme de micro-ordinateurs grand public sous la marque Oric au début des années 1980. L'entreprise proposait initialement ses services à d'autres constructeurs avant de constater le potentiel commercial du marché grand public naissant.
Pourquoi le clavier de l'Oric Atmos est-il aussi coloré ?
Ses touches déclinées en plusieurs teintes contrastées, plutôt qu'un ton uniforme, restent un choix esthétique distinctif de la machine, assez rare chez ses concurrents directs, qui permet de l'identifier facilement au premier coup d'œil aujourd'hui. Cette identité visuelle forte reste aujourd'hui un argument marketing rétrospectif apprécié par les collectionneurs, qui recherchent spécifiquement cette signature esthétique propre à la marque Oric.
L'Oric Atmos a-t-il eu plus de succès en France qu'ailleurs ?
Oui, notamment en France et en Espagne, où son rapport qualité-prix compétitif face au ZX Spectrum et à l'Amstrad CPC lui a valu une base d'utilisateurs fidèle et une couverture régulière dans la presse spécialisée française. Cette popularité régionale explique pourquoi une part des exemplaires encore en circulation proviennent précisément de ces deux marchés plutôt que du Royaume-Uni d'origine.
Quel chipset sonore équipe l'Oric Atmos ?
Le générateur AY-3-8912, également présent sur l'Amstrad CPC et l'Atari ST, ce qui explique une certaine parenté de timbre sonore entre ces machines pourtant concurrentes sur le marché des micro-ordinateurs du début des années 1980. Cette parenté sonore permet à un amateur averti de reconnaître certaines sonorités d'une machine à l'autre, malgré des architectures très différentes.
Existe-t-il encore une communauté active autour de l'Oric Atmos aujourd'hui ?
Oui, une communauté de passionnés particulièrement active en France continue de documenter la machine, de restaurer des exemplaires anciens et de partager schémas techniques et outils de transfert de logiciels plus de quarante ans après sa sortie. Cette activité de préservation profite directement aux collectionneurs actuels.
