| Constructeur | Thomson (France) |
|---|---|
| Microprocesseur | Motorola 6809E (8 bits) à 1 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 24 Ko (16 Ko vidéo et 8 Ko utilisateur) |
| Mémoire morte (ROM) | 6 Ko + cartouche de 16 Ko |
| Capacités graphiques | 320×200 en 8 couleurs, 40×25 caractères |
| Clavier | Sensitif AZERTY avec curseur |
| Interfaces | Cassette · Péritel · RS 232 et IEEE 488 en option |
| Périphériques | Jusqu'à 4 lecteurs de disquettes 80 Ko (2 990 F par lecteur + 1 000 F pour le contrôleur) · manette de jeu (690 F) · modem |
| Dimensions | 455 × 260 × 75 mm |
| Poids | 3,4 kg |
| Mise en vente | 1983 |
| Prix | 4 750 francs |
Le TO7 inaugure en 1983 la gamme d'ordinateurs familiaux de Thomson, à une période où le groupe électronique français cherche à s'implanter durablement sur le marché naissant de la micro-informatique domestique, jusque-là dominé par des constructeurs britanniques et américains.
Un clavier sensitif, choix technique distinctif
Le TO7 se distingue par son clavier entièrement sensitif, sans touches mécaniques traditionnelles – un choix qui réduit le coût de fabrication mais impose un ressenti de frappe très éloigné de celui d'un clavier classique. Ce parti pris, assez rare même parmi les machines d'entrée de gamme de la période, reste aujourd'hui l'un des éléments les plus commentés par quiconque manipule la machine pour la première fois.
Une architecture mémoire pensée pour l'affichage
Sur les 24 Ko de mémoire vive totale, 16 Ko sont réservés exclusivement à la gestion de l'affichage graphique, ne laissant que 8 Ko disponibles pour les programmes de l'utilisateur en configuration de base. Cette répartition, contrainte par le coût encore élevé de la mémoire au début des années 1980, limitait sérieusement l'ambition des programmes réalisables sans extension complémentaire.
Un système de stockage particulièrement coûteux
Si la cassette reste le support de base, Thomson proposait en option jusqu'à quatre lecteurs de disquettes 80 Ko, chacun facturé 2 990 F, auxquels s'ajoutait un contrôleur à 1 000 F : un investissement qui pouvait largement dépasser le prix de la machine elle-même, réservant cette configuration complète à un usage professionnel ou associatif plutôt qu'à un simple foyer.
Le point de départ d'une aventure éducative pour Thomson
Le TO7 précède de deux ans le grand plan gouvernemental « Informatique pour tous », lancé en 1985, qui équipera les écoles françaises de plusieurs dizaines de milliers de machines – des modèles Thomson plus récents, le TO7-70 et le MO5, choisis alors précisément pour soutenir la filière électronique nationale. Le TO7 original n'a donc pas directement fait partie de ce plan, mais il ouvre la voie technique et commerciale qui y mènera, avec un clavier sensitif déjà pointé du doigt par les enseignants comme un obstacle à corriger sur les modèles suivants.
Le TO7 face à la concurrence internationale
À son prix de 4 750 francs, le TO7 se positionne nettement au-dessus des machines familiales britanniques comme le ZX Spectrum, mais reste plus accessible que certains compatibles professionnels. Ce positionnement intermédiaire reflète l'ambition de Thomson de couvrir à la fois l'usage familial et un usage éducatif plus structuré, sans jamais véritablement dominer l'un ou l'autre segment face à la concurrence étrangère.
Retrouver aujourd'hui un exemplaire complet, boîtes et manuels d'origine compris, reste accessible pour la plupart des collectionneurs français, la machine ayant été produite et distribuée en nombre significatif sur le seul marché national durant sa commercialisation.
Un système d'extension par cartouche
Au-delà du Basic fourni sur cartouche, le TO7 accepte différentes cartouches logicielles qui étendent ses capacités sans recourir systématiquement au support cassette, plus lent à charger. Ce système, proche dans l'esprit de celui adopté par certaines consoles de la même période, offrait un accès quasi instantané aux programmes les plus utilisés, au prix d'un coût de production plus élevé que celui d'une simple cassette.
Le port Péritel intégré permettait par ailleurs de brancher directement la machine sur un téléviseur familial standard, sans nécessiter de moniteur dédié – un choix pragmatique qui réduisait le coût d'entrée pour les foyers ne possédant pas déjà d'écran spécifique, contrairement à certaines machines concurrentes vendues avec leur propre moniteur imposé.
Une gamme qui a évolué rapidement
Le succès relatif du TO7 pousse Thomson à faire évoluer rapidement sa gamme, avec l'arrivée du TO7-70 dès l'année suivante, doté d'un clavier amélioré et d'une mémoire vive plus généreuse. Cette évolution rapide reflète la volonté de Thomson de corriger au plus vite les points faibles les plus commentés du modèle initial, en particulier ce fameux clavier sensitif.
Un héritage documenté par la presse spécialisée française
La presse informatique française de l'époque – Science et Vie Micro en tête – a largement couvert l'évolution de la gamme Thomson, dans des dossiers rétrospectifs qui documentent aujourd'hui encore précisément le contexte de sortie et l'accueil réservé à chaque modèle successif de la marque.
Comprendre l'histoire de la micro-informatique familiale française passe difficilement à côté de cette machine.
Questions fréquentes
Pourquoi le clavier du Thomson TO7 est-il entièrement sensitif ?
Ce choix technique réduisait le coût de fabrication par rapport à un clavier mécanique classique, au prix d'un confort de frappe nettement inférieur. Cette particularité reste aujourd'hui l'un des éléments les plus commentés par quiconque découvre la machine. Ce format d'extension, plus coûteux à produire qu'une simple cassette, restait réservé aux logiciels les plus utilisés ou lourds à charger.
Combien de mémoire vive le TO7 laisse-t-il réellement disponible pour l'utilisateur ?
Seulement 8 Ko sur les 24 Ko totaux, les 16 Ko restants étant réservés à la gestion de l'affichage graphique. Cette répartition limitait sérieusement l'ambition des programmes réalisables sans extension mémoire. Cette compatibilité téléviseur directe reste un argument commercial fréquent chez Thomson tout au long de sa gamme familiale, jusqu'aux modèles les plus tardifs de la décennie.
Pourquoi un lecteur de disquettes pour TO7 coûtait-il aussi cher ?
2 990 francs par lecteur, plus 1 000 francs pour le contrôleur nécessaire, un investissement qui pouvait dépasser le prix de la machine elle-même. Cette configuration restait réservée à un usage professionnel ou associatif plutôt qu'à un simple foyer familial.
Le TO7 a-t-il été le modèle utilisé dans les écoles françaises ?
Pas directement. Le plan gouvernemental « Informatique pour tous » de 1985 a déployé des modèles Thomson plus récents, le TO7-70 et le MO5, choisis pour soutenir la filière électronique nationale. Le TO7 original, sorti deux ans plus tôt, a ouvert la voie technique à ce plan.
Le TO7 était-il vendu en dehors de la France ?
Très peu, contrairement à des concurrentes comme l'Amstrad CPC ou le ZX Spectrum. La gamme Thomson est restée avant tout un phénomène français, porté par son positionnement éducatif et son réseau de distribution national plutôt qu'international. Cette rareté à l'international explique pourquoi le TO7 reste aujourd'hui presque exclusivement recherché par des collectionneurs français.
Est-il facile de trouver un Thomson TO7 complet aujourd'hui ?
Relativement, oui, en particulier en France, la machine ayant été produite et distribuée en nombre significatif sur le marché national. Un exemplaire complet avec boîtes et manuels d'origine reste un objectif accessible pour la plupart des collectionneurs. Les exemplaires accompagnés de leur lecteur de cassette et de leur documentation complète restent plus difficiles à réunir que la seule unité centrale.
