| Constructeur | Thomson (France) |
|---|---|
| Microprocesseur | Motorola 6809E à 1 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 128 Ko |
| Mémoire morte (ROM) | 64 Ko |
| Capacités graphiques | 8 modes graphiques, 4096 couleurs disponibles : 160×200 en 16 couleurs · 160×200 en 4 pages superposées à 5 couleurs · 160×200 en 4 pages à 2 couleurs · 320×200 en 16 couleurs avec contraintes de proximité · 320×200 en 4 couleurs non contraint · 320×200 en 2 pages à 3 couleurs · 320×200 en 2 pages à 2 couleurs · 640×200 en 2 couleurs |
| Clavier | Clavier mécanique intégré, 69 touches dont 5 de fonction |
| Interfaces | Lecteur de cassette, lecteur de cartouche Mémo5, lecteurs de disquette externes, crayon optique, souris, manette de jeu |
| Logiciels | BASIC 1.0 et BASIC 128 de Microsoft |
| Périphériques (côté droit) | Connecteur DIN pour crayon optique, 2 ports manette/souris, sortie UHF PAL (modèles export uniquement) |
| Périphériques (arrière) | Péritélévision (RVB), port parallèle Centronics, port d'extension, sortie son CINCH |
| Dimensions | 87×362×315 mm (H×L×P) |
| Poids | 3 kg |
| Mise en vente | 1986 |
Le MO6 sort en 1986, deux ans après le pic du Plan Informatique pour Tous qui avait généralisé le MO5 et le TO7 dans les écoles françaises. Thomson modernise ici sa gamme domestique avec une machine plus capable graphiquement, tout en conservant une compatibilité logicielle suffisante avec le parc MO5 déjà installé chez de nombreuses familles.
Un Motorola 6809E et une mémoire vive doublée par rapport au MO5
Le cœur de la machine reste un Motorola 6809E, cadencé à seulement 1 MHz, une fréquence modeste qui limite les performances de calcul brutes mais qui bénéficiait d'un jeu d'instructions réputé pour son élégance, hérité directement des générations précédentes de la gamme Thomson domestique.
La mémoire vive atteint 128 Ko, le double du MO5 d'origine, complétée par 64 Ko de ROM contenant le BASIC Microsoft. Deux versions coexistaient : BASIC 1.0, plus proche des standards Microsoft classiques, et BASIC 128, une variante étendue tirant parti de la mémoire supplémentaire disponible sur cette nouvelle machine.
Huit modes graphiques et un clavier mécanique 69 touches
Les capacités graphiques constituent la principale évolution par rapport aux modèles précédents : huit modes distincts, exploitant jusqu'à 4096 couleurs selon la configuration choisie, avec des résolutions allant de 160×200 en 16 couleurs jusqu'à 640×200 en 2 couleurs seulement, un compromis classique entre résolution fine et richesse chromatique sur ce type de puce graphique domestique de la période.
Le clavier mécanique intégré compte 69 touches, dont 5 touches de fonction, une disposition pensée pour rester cohérente avec l'ergonomie déjà connue des utilisateurs de MO5, facilitant la transition d'une machine à l'autre sans nécessiter un réapprentissage complet des habitudes de frappe déjà acquises par l'utilisateur.
Un jeu d'interfaces organisé et un lecteur de cartouche hérité du MO5
Le jeu d'interfaces distingue clairement les connecteurs du côté droit – crayon optique, deux ports manette ou souris, et une sortie UHF PAL réservée aux modèles destinés à l'export – de ceux placés à l'arrière : sortie Péritélévision RVB, port parallèle Centronics pour l'impression, port d'extension et sortie son CINCH pour le raccordement direct à une chaîne hi-fi domestique.
Le lecteur de cartouche Mémo5, hérité du MO5, permettait de charger rapidement certains logiciels sans passer par la cassette, plus lente et plus sujette aux erreurs de lecture. Des lecteurs de disquette externes complétaient l'offre de stockage pour les utilisateurs recherchant plus de rapidité et de fiabilité au quotidien, quitte à investir dans un accessoire supplémentaire non fourni d'origine.
Un renouvellement complet de gamme, quasi identique au TO8
Le MO6 fait partie d'un renouvellement complet de gamme présenté par Thomson en septembre 1986, aux côtés du TO8 et du TO9+ : le MO5 laisse place au MO6 tandis que le TO7/70 cède la place au TO8, chaque nouvelle machine reprenant largement l'architecture de son prédécesseur direct tout en modernisant l'affichage graphique et la mémoire disponible pour rester compétitive face à la concurrence étrangère.
Techniquement, le MO6 correspond presque exactement au TO8 sorti la même année, à un détail près : le contrôleur de disquette intégré du TO8 cède la place à un simple lecteur de cassette sur le MO6, une différence de gamme qui reflétait un positionnement tarifaire plus accessible pour ce modèle destiné au grand public plutôt qu'aux usages professionnels ou éducatifs les plus exigeants, où le stockage rapide restait un critère décisif.
Un succès commercial resté limité, porté par l'inertie du plan
Le succès commercial du MO6 est resté limité, porté surtout par l'inertie du Plan Informatique pour Tous qui continuait d'alimenter une demande résiduelle, notamment dans les écoles déjà équipées de matériel Thomson depuis le lancement du plan gouvernemental. La même année 1986, Thomson choisit d'ailleurs d'abandonner progressivement le marché des ordinateurs familiaux pour se recentrer sur les compatibles IBM, un pari qui s'est révélé coûteux tant sur le plan financier que technologique pour l'entreprise, dont la gamme de compatibles IBM n'a jamais retrouvé le même succès populaire que ses machines familiales des années précédentes.
Questions fréquentes
Le Thomson MO6 est-il compatible avec les logiciels du MO5 ?
En grande partie, oui, grâce à une architecture processeur identique et à une mémoire vive doublée plutôt que radicalement changée. Cette compatibilité a facilité la transition pour les familles ayant déjà investi dans un catalogue logiciel MO5, sans devoir tout racheter à l'arrivée du nouveau modèle.
Combien de couleurs le Thomson MO6 peut-il afficher ?
Jusqu'à 4096 couleurs selon le mode graphique sélectionné parmi les huit disponibles, avec des résolutions allant de 160×200 en 16 couleurs jusqu'à 640×200 en seulement 2 couleurs, un compromis classique entre finesse d'affichage et richesse chromatique sur ce type de puce graphique de l'époque.
Quelle est la différence entre BASIC 1.0 et BASIC 128 sur le MO6 ?
BASIC 1.0 reste proche des standards Microsoft classiques déjà connus des utilisateurs Thomson, tandis que BASIC 128 est une variante étendue tirant parti de la mémoire vive supplémentaire disponible sur cette nouvelle machine, offrant davantage de possibilités de programmation aux utilisateurs les plus avancés.
Le MO6 dispose-t-il d'un port pour manette de jeu ?
Oui, deux ports situés sur le côté droit de la machine, capables d'accueillir soit une manette de jeu, soit une souris selon l'usage souhaité. Un connecteur DIN dédié au crayon optique complète cet ensemble de périphériques d'interaction directe avec l'écran.
Quel processeur équipe le Thomson MO6 ?
Un Motorola 6809E cadencé à seulement 1 MHz, une fréquence modeste qui limite les performances de calcul brutes mais qui bénéficiait d'un jeu d'instructions réputé pour son élégance, hérité directement des générations précédentes de la gamme Thomson domestique lancée quelques années plus tôt.
Le MO6 propose-t-il une sortie son dédiée ?
Oui, une sortie CINCH placée à l'arrière de la machine, permettant de raccorder l'ordinateur à une chaîne hi-fi pour améliorer le rendu sonore par rapport au haut-parleur interne. Cette sortie complète le port parallèle Centronics et la sortie Péritélévision situés au même emplacement.
