The 11th Hour arrive en 1995, suite très attendue de The 7th Guest, l'un des plus gros succès commerciaux du CD-ROM au tout début des années 1990, alors encore un support relativement récent pour le jeu vidéo grand public. Trilobyte, le studio à l'origine des deux jeux, reprend la même recette : énigmes intégrées à un manoir hanté, entrecoupées de séquences filmées en prises de vue réelles diffusées en plein écran, une prouesse technique alors rare sur les compatibles PC de l'époque.
Une équipe déjà rodée, un développement pourtant chaotique
L'équipe de conception réunit Rob Landeros et Graeme Devine, déjà responsables du premier volet, accompagnés cette fois de Robert Stein III, du scénariste Matthew Costello et du compositeur George Sanger, connu dans le milieu du jeu vidéo sous le pseudonyme The Fat Man pour ses nombreuses bandes-son composées durant toute cette période charnière du CD-ROM ludique.
Le développement du jeu s'est révélé nettement plus chaotique que celui de son prédécesseur : annoncé pour octobre 1993, il ne sort finalement qu'en décembre 1995, avec plus de deux ans de retard sur le calendrier initial. Les difficultés venaient surtout de l'intégration technique des différents éléments du jeu – vidéo, graphismes et musique, terminés séparément plusieurs mois à l'avance – qui se sont révélés bien plus complexes à assembler que prévu, un problème qui a fini par peser lourdement sur l'avenir même de Trilobyte.
Le manoir Stauf hanté et une sortie étalée entre 1995 et 1996
Sur le plan narratif, le jeu conserve le décor du manoir Stauf déjà exploré dans The 7th Guest, cette fois hanté par l'esprit malveillant d'Henry Stauf lui-même, qui cherche à piéger un nouveau groupe de visiteurs à travers des énigmes de logique et des séquences vidéo mettant en scène des acteurs filmés sur fond bleu, puis intégrés numériquement au décor virtuel du manoir reconstitué à l'écran.
La sortie s'échelonne entre le 30 novembre 1995 aux États-Unis et l'année suivante pour la version Mac OS, un rythme de portage assez classique pour l'époque, où les jeux CD-ROM les plus exigeants techniquement sortaient d'abord sur Windows avant d'être adaptés aux autres plateformes disponibles sur le marché grand public.
Un accueil enthousiaste de la presse française et un banc d'essai vidéo
La presse spécialisée française, Joystick, Génération 4 et PC Zone en tête, a accueilli le jeu avec un enthousiasme plus mesuré que celui réservé à The 7th Guest quelques années plus tôt, pointant régulièrement des énigmes jugées plus frustrantes et une narration jugée moins cohérente que celle, déjà saluée, du premier volet paru quelques années plus tôt.
Le jeu a servi de banc d'essai à une vidéo du site sur une configuration IBM PC 300 équipée d'une carte VGA et d'une Sound Blaster, une configuration représentative des PC capables de faire tourner correctement les séquences vidéo intégrales du jeu à sa sortie fin 1995.
Un portage 3DO envisagé puis abandonné, un succès commercial en demi-teinte
Un portage sur la console 3DO avait un temps été envisagé en tout début de développement, avec une date de sortie annoncée pour mai 1994, avant d'être repoussée à mars 1995, puis finalement abandonnée. Ce projet de portage, jamais concrétisé, illustre bien l'ampleur des difficultés rencontrées par Trilobyte durant les deux années et demie qu'aura duré la production du jeu, entamée début 1993 et achevée seulement à la toute fin de l'année 1995.
Le jeu n'a finalement pas rencontré le succès commercial escompté par Virgin Interactive, un échec relatif qui a précipité les difficultés financières de Trilobyte tout au long des années suivantes. Le studio, déjà fragilisé par les tensions internes entre ses deux fondateurs Rob Landeros et Graeme Devine, ne s'en relèvera jamais totalement, fermant définitivement ses portes en février 1999 après une série de projets moins ambitieux et de titres finalement annulés en cours de route, sans jamais retrouver l'éclat commercial de ses deux jeux fondateurs.
| Éditeur | Virgin Interactive |
|---|---|
| Développeur | Trilobyte |
| Concepteur | Rob Landeros, Graeme Devine, Robert Stein III, Matthew Costello, George Sanger |
| Date de sortie | Windows : 30 novembre 1995 (US), 1995 (Europe) · Mac OS : 1er janvier 1996 |
| Genre | Film interactif, aventure à énigmes |
| Plateformes | Windows, Mac OS, OS X |
| Média | CD-ROM, téléchargement |
| Langue | Anglais |
| Contrôle | Joystick, clavier |
| Mode de jeu | 1 joueur |
- Cette page présente le jeu à titre documentaire ; elle ne propose aucun fichier de jeu au téléchargement.
Questions fréquentes
The 11th Hour est-il la suite de quel jeu ?
The 7th Guest, l'un des plus gros succès commerciaux du CD-ROM au début des années 1990. Trilobyte, le studio derrière les deux titres, reprend la même recette : énigmes intégrées à un manoir hanté, entrecoupées de séquences filmées en prises de vue réelles diffusées en plein écran.
Qui a composé la musique de The 11th Hour ?
George Sanger, connu dans le milieu du jeu vidéo sous le pseudonyme The Fat Man pour ses nombreuses bandes-son de la période. Il rejoignait sur ce projet Rob Landeros, Graeme Devine, Robert Stein III et le scénariste Matthew Costello, déjà impliqués sur le premier volet.
Pourquoi le développement de The 11th Hour a-t-il été si difficile ?
Annoncé pour octobre 1993, il n'est finalement sorti qu'en décembre 1995, avec plus de deux ans de retard. Les difficultés venaient surtout de l'intégration technique des différents éléments du jeu – vidéo, graphismes et musique, terminés séparément plusieurs mois à l'avance – bien plus complexes à assembler que prévu par l'équipe.
Où se déroule l'action de The 11th Hour ?
Dans le manoir Stauf déjà exploré dans The 7th Guest, cette fois hanté par l'esprit malveillant d'Henry Stauf lui-même, qui cherche à piéger un nouveau groupe de visiteurs à travers des énigmes de logique et des séquences vidéo mettant en scène des acteurs filmés sur fond bleu.
Sur quelles plateformes The 11th Hour est-il sorti ?
D'abord sur Windows le 30 novembre 1995 aux États-Unis, puis sur Mac OS l'année suivante, un rythme de portage assez classique pour l'époque, où les jeux CD-ROM les plus exigeants sortaient d'abord sur Windows avant d'être adaptés aux autres plateformes disponibles sur le marché.
The 11th Hour a-t-il été aussi bien accueilli que The 7th Guest ?
Non, la presse spécialisée française l'a accueilli avec un enthousiasme plus mesuré, pointant régulièrement des énigmes jugées plus frustrantes et une narration jugée moins cohérente que celle du premier volet, malgré une ambition technique et artistique globalement comparable entre les deux jeux.
