| Constructeur | Apple (États-Unis) |
|---|---|
| Microprocesseur | MOS 65C02 (8 bits) à 1 MHz |
| Mémoire vive (RAM) | 128 Ko |
| Mémoire morte (ROM) | 16 Ko |
| Affichage texte | 40×24 ou 80×24 caractères |
| Capacités graphiques | 280×192 points en 6 couleurs |
| Capacités sonores | 1 voie de type beeper |
| Clavier | Type machine à écrire, 62 touches, mixte AZERTY/QWERTY |
| Interfaces | 2 ports RS 232 · sortie composite · sortie RVB · prise casque · lecteur externe |
| Dimensions et poids | 460×385×115 mm · 3,5 kg |
L'Apple IIc apparaît le 24 avril 1984, lors d'un événement d'Apple baptisé « Apple II Forever » qui célèbre la continuité de la gamme II face à l'arrivée du tout jeune Macintosh. Le sigle « c » signifie « compact » : contrairement aux modèles précédents, cette machine se présente comme un boîtier fermé, sans emplacement d'extension interne, pensé pour être déplacé d'un point à un autre plutôt que pour rester fixé à un bureau.
Une architecture Apple II condensée dans un boîtier fermé
Techniquement, l'Apple IIc reprend l'essentiel de ce qui a fait le succès de l'Apple IIe sorti deux ans plus tôt : un processeur MOS 65C02 cadencé à un peu plus d'un mégahertz, 128 Ko de mémoire vive et un lecteur de disquettes 5,25 pouces intégré au boîtier. Cette compatibilité logicielle quasi totale avec le catalogue existant de la gamme, déjà riche de plusieurs milliers de titres, constitue un argument commercial de poids au lancement.
La grande différence tient au boîtier lui-même : fermé et dépourvu d'emplacements d'extension internes accessibles, l'Apple IIc renonce à la modularité qui caractérisait l'Apple IIe au profit d'un format transportable, léger d'environ 3,5 kilogrammes. Deux ports RS 232 intégrés permettent de brancher directement un modem ou une imprimante sans carte d'extension supplémentaire, une simplification bienvenue pour un public moins technique que celui visé par les modèles antérieurs de la gamme.
Un boîtier « Fog » qui inaugure un nouveau langage de design
La teinte crème légèrement grisée du boîtier, surnommée « Fog » en interne chez Apple, marque le début du langage de design connu ensuite sous le nom de « Snow White », conçu par le designer allemand Hartmut Esslinger et son studio Frogdesign. Cette esthétique se retrouvera par la suite sur plusieurs générations de Macintosh et d'imprimantes Apple durant les années qui suivent.
Vendu au lancement 1295 dollars aux États-Unis, l'Apple IIc trouve rapidement son public : entre 1984 et son retrait du catalogue en août 1988, entre 380 000 et 420 000 exemplaires sont écoulés, un chiffre honorable pour une machine positionnée en complément plutôt qu'en remplacement de l'Apple IIe, qui poursuit elle aussi sa carrière commerciale en parallèle durant plusieurs années.
Un clavier français et un écosystème de périphériques dédiés
Sur le marché français, la machine reçoit un clavier hybride AZERTY/QWERTY et un catalogue de périphériques spécifiques : poignée de jeu, table traçante, modem, souris ou encore synthétiseur vocal, chacun vendu séparément à un tarif qui, cumulé à celui de la machine, dépasse largement le budget d'un premier ordinateur familial. L'exemplaire présenté ici est accompagné de sa mallette de transport d'origine, floquée du logo Apple multicolore caractéristique de la période, ainsi que du guide utilisateur en français fourni avec l'unité.
Contrairement à l'Apple III sorti quatre ans plus tôt, l'Apple IIc bénéficie d'un développement plus maîtrisé et n'a jamais connu de défaut matériel majeur affectant sa fiabilité générale. Cette stabilité technique, associée à la robustesse de l'architecture Apple II, explique en partie pourquoi tant d'exemplaires ont traversé les décennies en état de fonctionnement, un atout précieux pour les collectionneurs actuels à la recherche d'un modèle d'origine complet.
La machine reçoit par la suite un moniteur assorti vendu en option, puis une révision en 1986 dotée d'une horloge interne et d'une meilleure gestion de la mémoire, avant qu'un modèle « IIc Plus » ne vienne clôturer la lignée en 1988 avec un processeur cadencé plus rapidement et un lecteur de disquettes 3,5 pouces au format alors en pleine expansion sur le reste du marché.
Une carte d'extension unique glissée sous le clavier
Malgré l'absence de connecteurs d'extension visibles, l'Apple IIc conserve un unique emplacement interne, généralement réservé en usine à la carte 80 colonnes ou à un modem intégré, ce qui distingue tout de même la machine des ordinateurs entièrement fermés sans aucune possibilité d'évolution matérielle. Cette concession discrète illustre bien le compromis recherché par Apple entre simplicité d'usage pour le grand public et un minimum de flexibilité technique pour les utilisateurs plus avertis.
Le succès de la formule transportable, encore balbutiante en 1984 face aux ordinateurs de bureau classiques, inspirera d'ailleurs directement la conception de futurs portables Apple, à une époque où le terme « ordinateur portable » désignait encore le plus souvent une machine de plusieurs kilos posée sur les genoux plutôt qu'un appareil réellement nomade au sens moderne du terme.
Questions fréquentes
Quand l'Apple IIc a-t-il été commercialisé ?
Le 24 avril 1984, lors d'un événement Apple baptisé « Apple II Forever », soit deux ans après l'Apple IIe dont il reprend l'essentiel de l'architecture. La machine reste au catalogue jusqu'en août 1988, date à laquelle elle cède la place au modèle « IIc Plus ».
Que signifie le « c » dans Apple IIc ?
Il signifie « compact » : contrairement aux modèles précédents de la gamme, l'Apple IIc se présente comme un boîtier fermé, sans emplacement d'extension interne accessible, conçu pour être transportable plutôt que pour rester fixé en permanence sur un bureau. Cette compacité en a fait une machine appréciée dans les écoles et les petits bureaux.
L'Apple IIc est-il compatible avec les logiciels de l'Apple IIe ?
Oui, quasiment intégralement. Il reprend le même processeur MOS 65C02 et une architecture très proche de celle de l'Apple IIe, ce qui garantit une compatibilité logicielle presque totale avec le catalogue existant, déjà riche de plusieurs milliers de titres au moment du lancement.
Qui a dessiné le design de l'Apple IIc ?
Le designer allemand Hartmut Esslinger et son studio Frogdesign, à l'origine du boîtier crème surnommé « Fog » en interne chez Apple. Ce travail inaugure le langage visuel « Snow White », repris ensuite sur plusieurs générations de Macintosh et de périphériques Apple.
Combien d'exemplaires de l'Apple IIc ont été vendus ?
Entre 380 000 et 420 000 unités entre 1984 et 1988, un résultat honorable pour une machine complémentaire de l'Apple IIe plutôt que destinée à la remplacer. Les deux modèles ont coexisté au catalogue Apple durant plusieurs années sans se cannibaliser commercialement.
L'Apple IIc a-t-il connu les mêmes problèmes de fiabilité que l'Apple III ?
Non. Contrairement à l'Apple III, sorti quatre ans plus tôt et rappelé en usine après des défauts thermiques massifs, l'Apple IIc n'a jamais connu de défaut matériel majeur, un facteur qui explique en partie le nombre élevé d'exemplaires encore fonctionnels aujourd'hui.
