CATÉGORIE Ordinateurs ANNÉE 1988 CONSTRUCTEUR Atari

Atari PC3 8088 : fiche technique du compatible PC d'Atari

Troisième modèle de la gamme de compatibles PC d'Atari, le PC3 ajoute cinq ports d'extension ISA et un disque dur de série, une évolution notable face aux PC1 et PC2 qui l'ont précédé.

Atari PC3 8088 complet avec écran Atari PCM124, unité centrale, clavier et souris, écran affichant une invite MS-DOS
L'exemplaire de la collection, avec son écran, son clavier et sa souris d'origine.
Spécifications techniques
ConstructeurAtari (États-Unis)
MicroprocesseurIntel ou AMD 8088-2 (selon la carte) à 8 MHz, commutable 4,77 MHz
Mémoire vive (RAM)640 Ko
Mémoire morte (ROM)256 Ko de mémoire vidéo
Affichage texte40×25 / 80×25 caractères
Capacités graphiquesCGA, EGA, Hercules et monochrome
Capacités sonoresHaut-parleur interne (beeper)
ClavierAtari 83 touches, format XT
InterfacesCentronics, RS232c, souris, moniteur, 5 ports ISA 8 bits
PériphériquesDisque dur 20 à 30 Mo, souris Atari PCM1, lecteur de disquettes 5,25 pouces
LogicielsMS-DOS 3.21, GW-BASIC, GEM Desktop EGA, GEM Write, GEM Paint
Mise en vente1988
Prix15 250 à 28 250 francs selon configuration

L'Atari PC3 rejoint en 1988 la gamme de compatibles IBM PC lancée par Atari Corp quelques années plus tôt, une diversification surprenante pour une marque alors surtout connue pour ses consoles et micro-ordinateurs familiaux comme la gamme 800XL. Après les PC1 et PC2, le PC3 marque une étape supplémentaire dans cette stratégie, avec un boîtier redessiné et une configuration matérielle revue à la hausse par rapport aux deux premiers modèles.

Une architecture 8088 pensée pour la compatibilité totale

La machine embarque un microprocesseur Intel ou AMD 8088-2 cadencé à 8 MHz, commutable à 4,77 MHz pour préserver la compatibilité avec les logiciels les plus anciens de l'écosystème IBM PC. Elle est livrée avec 640 Ko de mémoire vive, un lecteur de disquettes 5,25 pouces Chinon FZ-502 et, selon la configuration choisie, un disque dur Seagate ST-238R de 20 à 30 Mo, une capacité de stockage confortable pour l'époque.

Cinq ports d'extension, un choix distinctif face aux PC1 et PC2

Contrairement à ses prédécesseurs, le PC3 propose cinq emplacements d'extension au format ISA 8 bits, ce qui permet d'ajouter des cartes graphiques, sonores ou de communication sans se heurter aux limites d'un boîtier trop contraint. La machine gère les standards graphiques CGA, EGA, Hercules et monochrome, avec 256 Ko de mémoire vidéo dédiée, suffisants pour faire tourner la majorité des logiciels professionnels et ludiques du catalogue MS-DOS de la période.

Un environnement logiciel qui dépasse le seul MS-DOS

Livrée avec MS-DOS 3.21 et GW-BASIC, la machine embarque également l'environnement graphique GEM Desktop dans sa version EGA, accompagné de GEM Write et GEM Paint. Ce choix reflète une tendance de l'époque à proposer une interface graphique alternative à la ligne de commande, avant que Windows ne s'impose largement au tournant des années 1990 comme standard sur les compatibles PC vendus en Europe.

Le clavier fourni, un modèle étendu 83 touches au format XT propre à Atari, complète un ensemble pensé pour un usage professionnel autant que familial, à une période où la frontière entre les deux marchés restait encore poreuse pour de nombreux constructeurs de micro-ordinateurs compatibles.

Une diffusion principalement européenne

Le PC3 se vend entre 15 250 et 28 250 francs selon la configuration choisie en 1988, un écart de prix qui reflète les différentes options de stockage et de mémoire proposées au catalogue. La gamme Atari PC rencontre un succès plus net en Europe, notamment en Allemagne et en France, qu'aux États-Unis, où la concurrence de Compaq et des clones IBM les plus établis laisse moins de place à un nouvel entrant sur ce segment.

La presse spécialisée française, notamment Science et Vie Micro, a testé la machine à sa sortie, la situant clairement dans la catégorie des compatibles PC d'entrée à milieu de gamme plutôt que parmi les stations professionnelles haut de gamme de l'époque.

Sur un exemplaire conservé aujourd'hui, l'alimentation et le lecteur de disquettes restent les points de fragilité les plus fréquemment signalés par les restaurateurs, la carte mère elle-même se montrant généralement plus robuste que sur d'autres compatibles PC de fabrication comparable.

Un exemplaire complet, écran d'origine et clavier Atari inclus, demeure une pièce recherchée par les collectionneurs spécialisés dans les compatibles PC européens des années 1988 à 1990, une période charnière avant la généralisation du 80286 sur ce segment du marché.

Une gamme éclipsée par l'essor du 80286

Le PC3 reste construit autour du processeur 8088, alors que le marché commence déjà à basculer vers le 80286, plus rapide et mieux adapté aux logiciels professionnels les plus exigeants de la fin des années 1980. Atari répond partiellement à cette évolution avec d'autres modèles de sa gamme compatible, sans toutefois parvenir à s'imposer durablement face aux constructeurs déjà solidement installés sur le segment des stations de travail professionnelles.

La souris Atari PCM1 fournie avec la machine, au format propriétaire proche des standards Microsoft de l'époque, complète un ensemble pensé pour l'environnement graphique GEM autant que pour la ligne de commande MS-DOS classique, à un moment où l'usage de la souris restait encore loin d'être systématique sur les compatibles PC vendus en Europe.

Questions fréquentes

Quel processeur équipe l'Atari PC3 8088 ?

Un Intel ou AMD 8088-2 cadencé à 8 MHz, commutable à 4,77 MHz pour préserver la compatibilité avec les logiciels les plus anciens de l'écosystème IBM PC. Cette double vitesse était courante sur les compatibles XT de la fin des années 1980 vendus en Europe et aux États-Unis.

En quoi le PC3 diffère-t-il des Atari PC1 et PC2 ?

Il propose cinq emplacements d'extension ISA 8 bits contre moins sur les modèles précédents, un disque dur Seagate de 20 à 30 Mo selon la configuration, et un boîtier redessiné. Cette évolution matérielle vise à corriger les limites d'extension reprochées aux deux premiers modèles de la gamme PC d'Atari.

L'Atari PC3 était-il vendu avec un environnement graphique ?

Oui, GEM Desktop en version EGA, accompagné de GEM Write et GEM Paint, en plus de MS-DOS 3.21 et GW-BASIC fournis en standard. Cette interface graphique alternative à la ligne de commande reste caractéristique des compatibles PC européens de la fin des années 1980, avant la généralisation de Windows.

Combien coûtait un Atari PC3 à sa sortie en 1988 ?

Entre 15 250 et 28 250 francs selon la configuration de stockage et de mémoire choisie, un écart qui reflète les nombreuses options disponibles au catalogue. Ce positionnement plaçait la machine dans la catégorie des compatibles PC d'entrée à milieu de gamme plutôt que des stations professionnelles les plus onéreuses.

L'Atari PC3 a-t-il rencontré du succès en France ?

La gamme Atari PC, dont le PC3 fait partie, s'est mieux vendue en Europe, notamment en France et en Allemagne, qu'aux États-Unis, où la concurrence de Compaq et des clones IBM établis laissait moins de place à un nouvel entrant sur ce segment du marché des compatibles.

Quels sont les points de fragilité connus sur un Atari PC3 d'époque ?

L'alimentation interne et le lecteur de disquettes 5,25 pouces restent les composants les plus souvent signalés par les restaurateurs. La carte mère elle-même se montre généralement plus robuste dans le temps que sur d'autres compatibles PC de fabrication comparable sortis à la même période, à la fin des années 1980.