CATÉGORIE Ordinateurs ANNÉE 1977 CONSTRUCTEUR Radio Shack Tandy

Tandy TRS-80 Model I : un des tout premiers micro-ordinateurs

Vendu dès 1977 dans le réseau de magasins Radio Shack, le TRS-80 Model I compte parmi les tout premiers micro-ordinateurs grand public, aux côtés de l'Apple II et du Commodore PET.

Tandy TRS-80 Model I : unité centrale, écran affichant l'invite Radio Shack Level II BASIC, module d'extension et lecteur de cassette
L'exemplaire de la collection, avec son module d'extension et son lecteur de cassette Radio Shack d'origine.
Spécifications techniques
ConstructeurRadio Shack Tandy (États-Unis)
Unités vendues200 000 entre 1977 et 1981
MicroprocesseurZilog Z80A à 1,77 MHz (8 bits)
Mémoire vive (RAM)4 Ko ou 16 Ko selon version, 32 Ko avec l'interface d'expansion
Mémoire morte (ROM)4 Ko (12 Ko sur le modèle Level II)
Affichage texte32×16 caractères
Capacités graphiques64×32 caractères semi-graphiques sur écran monochrome 30 cm
Capacités sonoresSans
ClavierQWERTY mécanique avec pavé numérique (selon version)
PériphériquesMoniteur composite via DIN 5 broches, lecteur de cassette via DIN 5 broches, lecteur de disquettes 5 1/4 pouces via bloc d'interface
LogicielsBASIC intégré en ROM
DimensionsClavier 41,5×20,5×9 cm · Écran 42×31×30 cm · Module d'extension 42,5×21,5×12 cm
Mise en vente1977
Prix6 990 F

Le TRS-80 Model I arrive dans les rayons Radio Shack en 1977, la même année que l'Apple II et le Commodore PET – trois machines que l'histoire de l'informatique retient souvent ensemble comme le point de départ du micro-ordinateur grand public. Contrairement à ses deux concurrents, le TRS-80 profite d'emblée du réseau de vente Radio Shack, déjà solidement implanté aux États-Unis pour l'électronique grand public.

Un Zilog Z80A et un affichage limité au mode texte ou semi-graphique

Le cœur de la machine est un Zilog Z80A cadencé à 1,77 MHz, un choix de processeur assez répandu à l'époque pour sa disponibilité et son coût de production maîtrisé. La mémoire vive varie de 4 à 16 Ko selon la version achetée, extensible à 32 Ko grâce à l'interface d'expansion vendue séparément, un module qui abritait aussi le contrôleur de disquettes en option.

L'affichage se limite à 32×16 caractères en mode texte, ou 64×32 caractères en mode semi-graphique, restitué sur un écran monochrome intégré de 30 cm. Aucune puce sonore n'équipe la machine – le silence total, à l'exception du haut-parleur du lecteur de cassette utilisé pour le stockage, reste la norme sur ce segment de marché en 1977.

Stockage sur cassette et BASIC intégré en ROM

Le stockage d'origine repose entièrement sur cassette audio, via une connectique DIN 5 broches identique à celle du moniteur composite externe. Un lecteur de disquettes 5 pouces 1/4 pouvait être ajouté via le bloc d'interface d'expansion, une option coûteuse réservée aux utilisateurs les plus investis ou aux usages professionnels légers.

Le BASIC est intégré directement en ROM, 4 Ko sur le modèle de base et 12 Ko sur la version Level II, plus complète et généralement préférée par les utilisateurs qui programmaient sérieusement sur la machine plutôt que de se contenter des logiciels du commerce.

200 000 exemplaires vendus à un tarif compétitif

Radio Shack a écoulé environ 200 000 exemplaires du Model I entre 1977 et 1981, un chiffre commercial solide qui a fait du TRS-80 l'une des trois machines fondatrices de la micro-informatique grand public américaine, aux côtés de l'Apple II et du Commodore PET déjà mentionnés plus haut.

Le prix de lancement, 6 990 F sur le marché français, plaçait la machine dans une fourchette comparable à ses concurrents directs de l'époque, un tarif qui restait élevé pour un foyer moyen mais accessible aux passionnés et aux petites entreprises cherchant à s'équiper sans investir dans du matériel professionnel plus onéreux.

Une large couverture presse et plusieurs générations suivantes

La presse spécialisée américaine, Creative Computing en tête, a suivi la machine dès son lancement, tandis que la presse française, à travers L'Ordinateur Individuel notamment, en a assuré la couverture pour un public hexagonal où le TRS-80 restait moins répandu que les productions françaises ou que l'Apple II, plus habituel dans les entreprises.

Radio Shack a rapidement décliné le Model I en plusieurs générations, Model II, III puis 4, chacune conservant l'essentiel du BASIC maison et une bonne partie de la compatibilité logicielle avec la machine d'origine. Cette continuité a permis à la marque de fidéliser une base d'utilisateurs sur plusieurs années, un atout commercial que peu de concurrents pouvaient revendiquer aussi clairement à cette période.

Un boîtier séparé et un exemplaire complet dans la collection

Le boîtier du Model I sépare distinctement le clavier de l'écran, contrairement à l'Apple II qui intègre les deux dans un châssis unique. Cette conception modulaire facilitait la maintenance et le remplacement d'un élément défaillant, au prix d'un encombrement de bureau plus important une fois l'ensemble clavier, écran et module d'extension déployé.

L'exemplaire conservé dans la collection est complet : unité centrale, module d'extension et lecteur de cassette d'origine Radio Shack, un ensemble qui devient de plus en plus rare à retrouver fonctionnel et assorti de ses périphériques d'origine, la plupart des exemplaires ayant perdu leurs accessoires au fil des nombreuses décennies de stockage dans des greniers ou des caves peu adaptés.

Questions fréquentes

En quelle année le Tandy TRS-80 Model I est-il sorti ?

En 1977, la même année que l'Apple II et le Commodore PET. Ces trois machines sont souvent citées ensemble comme le point de départ du micro-ordinateur grand public aux États-Unis, chacune avec sa propre stratégie de distribution et de prix.

Quel processeur équipe le TRS-80 Model I ?

Un Zilog Z80A cadencé à 1,77 MHz, un choix assez répandu à l'époque pour sa disponibilité et son coût de production maîtrisé. La mémoire vive associée varie de 4 à 16 Ko selon la version achetée, extensible à 32 Ko avec l'interface d'expansion.

Combien d'exemplaires du TRS-80 Model I ont été vendus ?

Environ 200 000 exemplaires entre 1977 et 1981, un chiffre commercial solide qui a fait du TRS-80 l'une des trois machines fondatrices de la micro-informatique grand public américaine, aux côtés de l'Apple II et du Commodore PET de la même période.

Le TRS-80 Model I dispose-t-il d'une puce sonore ?

Non, aucune puce sonore n'équipe la machine à l'origine. Le silence total, à l'exception du bruit du lecteur de cassette utilisé pour le stockage, restait la norme sur ce segment de marché en 1977, bien avant la généralisation du son numérique sur micro-ordinateur.

Quelle est la différence entre le BASIC de base et le Level II ?

Le BASIC de base tient en 4 Ko de ROM, contre 12 Ko pour la version Level II, plus complète. Cette version était généralement préférée par les utilisateurs qui programmaient sérieusement sur la machine plutôt que de se contenter des seuls logiciels du commerce disponibles.

Comment le TRS-80 stockait-il ses programmes ?

Sur cassette audio via une connectique DIN 5 broches, la méthode standard et économique de l'époque. Un lecteur de disquettes 5 pouces 1/4, plus rapide, pouvait être ajouté via le bloc d'interface d'expansion, une option coûteuse réservée aux utilisateurs les plus investis.