| Fabricant | Atari |
|---|---|
| Nom | Lynx / Lynx 2 |
| Date de fabrication | États-Unis : 11 octobre 1989 · Japon : 1990 · Europe : 1990 · Lynx 2 : 1991 |
| Production | Environ 3 000 000 d'unités vendues sur l'ensemble de la carrière commerciale |
| Contenu de la boîte | Console Lynx, notice, carte de garantie |
| Alimentation | 6 piles AA, autonomie de deux à quatre heures (20 % de plus sur la Lynx 2) |
| Contrôles | A, B (haut et bas), Option, Restart, Flip, Option 2, On, Power, Off, Backlight, croix directionnelle |
| Processeur | MOS 65C02 (8 bits) à 3,6 MHz |
| Mémoire | RAM 64 Ko, cartouches de 128 Ko à 1 Mo |
| Capacités graphiques | Processeur graphique 16 bits à 16 MHz, 160×102 points en 16 couleurs parmi 4096, gestion des zooms matériels |
| Capacités sonores | 4 canaux 8 bits DAC mono (stéréo sur la Lynx 2) |
| Connecteurs | Port cartouche, prise série ComLynx (jusqu'à 18 connexions) de 300 bauds à 62 Kbauds, sortie casque mono |
| Dimensions appareil | Lynx : 27,3×10,8×3,8 cm · Lynx 2 : 23,5×10,8×5,1 cm |
| Dimensions écran LCD | 3,5 pouces en diagonale (environ 8,3×4,8 cm) |
| Poids | 510 grammes |
| Prix | 1 490 francs |
| Accessoires | Adaptateur allume-cigare, cache pare-soleil pour l'écran, câble ComLynx, mallette et sacoche de transport officielles |
La Lynx s'impose fin 1989 comme la toute première console portable couleur de l'histoire, quelques mois seulement après la sortie de la Game Boy monochrome de Nintendo en avril de la même année au Japon. Atari mise sur la puissance technique pour se démarquer, avec un processeur graphique dédié capable de zoom matériel, une prouesse rare pour une machine de poche de cette période.
Un MOS 65C02 épaulé d'un processeur graphique, un son passé en stéréo
Le cœur de la machine repose sur un MOS 65C02 à 3,6 MHz, épaulé par un processeur graphique 16 bits à 16 MHz, une architecture pensée pour décharger le processeur principal des calculs d'affichage les plus lourds. L'écran LCD de 3,5 pouces affiche 160×102 points en 16 couleurs simultanées parmi une palette de 4096, un rendu visuel nettement supérieur à celui, monochrome, de la Game Boy concurrente.
Le son, quatre canaux 8 bits en mono sur la première version, passe en stéréo sur la révision Lynx 2 sortie en 1991, une amélioration qui accompagne un boîtier repensé : plus compact en hauteur mais plus épais, avec une autonomie améliorée de 20 % par rapport au modèle d'origine, une réponse directe et assumée aux critiques adressées sur ce point précis dès la sortie du premier modèle.
La prise ComLynx jusqu'à 18 joueurs, contre une autonomie décevante
La prise ComLynx, capable de relier jusqu'à 18 connexions à des débits allant de 300 bauds à 62 Kbauds, permettait de jouer jusqu'à huit joueurs en réseau local, une capacité multijoueur alors rare sur console portable et souvent mise en avant dans les publicités de la marque pour se distinguer clairement de la concurrence directe.
Malgré ces qualités techniques, la Lynx souffrait d'un défaut pratique difficile à masquer : une autonomie de seulement deux à quatre heures sur six piles AA, contre une autonomie bien supérieure pour la Game Boy, dont l'écran monochrome consommait beaucoup moins d'énergie que le rétroéclairage couleur de la machine Atari.
Un tarif de 1 490 francs et trois millions d'unités vendues au total
Vendue 1 490 francs, accompagnée d'accessoires comme un adaptateur allume-cigare pour l'utiliser en voiture, un cache pare-soleil pour l'écran et une mallette de transport officielle, la Lynx visait un public prêt à investir dans une expérience technique supérieure plutôt que dans la simplicité et l'autonomie prisées par les acheteurs de la Game Boy.
Au total, environ trois millions d'unités ont été vendues sur l'ensemble de la carrière commerciale de la console, un chiffre modeste comparé aux dizaines de millions de Game Boy écoulées à la même période, confirmant que la supériorité technique seule ne suffisait pas à s'imposer face à une concurrence moins chère et plus économe en énergie.
Un catalogue devenu culte, à un prix supérieur à celui de la Game Boy
Le catalogue logiciel de la Lynx comptait des titres devenus emblématiques de la machine, dont l'adaptation portable de Shanghai, un jeu de plateau chinois adapté sur ordinateur puis décliné sur console, ainsi que Warbirds, un simulateur de combat aérien qui mettait particulièrement en valeur les capacités de zoom matériel propres au processeur graphique de la Lynx.
Le prix de lancement, 1 490 francs, restait sensiblement supérieur à celui de la Game Boy monochrome, un écart tarifaire justifié par Atari via les capacités techniques supérieures de sa machine, mais qui a probablement freiné son adoption auprès d'un public familial plus sensible au prix qu'aux prouesses graphiques d'une console portable achetée avant tout pour occuper des enfants en déplacement.
Une rivalité Lynx-Game Boy devenue un cas d'école
La rivalité entre la Lynx et la Game Boy reste aujourd'hui un cas d'école régulièrement cité dans l'histoire du jeu vidéo, illustrant la tension classique entre supériorité technique et pertinence commerciale : Atari misait sur des spécifications impressionnantes sur le papier, tandis que Nintendo misait sur un prix accessible, une autonomie généreuse et un catalogue logiciel porté par des licences fortes comme Tetris, finalement bien plus décisif aux yeux du grand public familial de l'époque.
Questions fréquentes
L'Atari Lynx a-t-elle été la première console portable couleur ?
Oui, elle s'impose fin 1989 comme la toute première console portable couleur de l'histoire, quelques mois seulement après la sortie de la Game Boy monochrome de Nintendo au Japon en avril de la même année. Cette avance technique reste l'argument commercial central mis en avant par Atari tout au long de la carrière de la machine.
Quelle est la différence entre la Lynx et la Lynx 2 ?
La Lynx 2, sortie en 1991, propose un son stéréo contre mono sur le modèle d'origine, un boîtier repensé plus compact en hauteur mais plus épais, et une autonomie améliorée de 20 % par rapport à la première version, une réponse directe aux critiques adressées au modèle initial de 1989.
À quoi servait la prise ComLynx ?
À relier jusqu'à 18 consoles entre elles à des débits allant de 300 bauds à 62 Kbauds, permettant de jouer jusqu'à huit joueurs en réseau local. Cette capacité multijoueur, alors rare sur console portable, était régulièrement mise en avant dans les publicités de la marque Atari.
Quelle était l'autonomie de la console Atari Lynx ?
Seulement deux à quatre heures sur six piles AA, un défaut pratique difficile à masquer face à la Game Boy concurrente, dont l'écran monochrome consommait beaucoup moins d'énergie que le rétroéclairage couleur nécessaire à l'écran LCD de la machine Atari, plus gourmande en électricité.
Combien d'unités de l'Atari Lynx ont été vendues au total ?
Environ trois millions d'unités sur l'ensemble de la carrière commerciale de la console, un chiffre modeste comparé aux dizaines de millions de Game Boy écoulées à la même période sur le marché mondial des consoles portables de l'époque, dominé par Nintendo.
L'Atari Lynx disposait-elle d'un processeur graphique dédié ?
Oui, un processeur graphique 16 bits à 16 MHz, capable de zoom matériel, une prouesse rare pour une console de poche de cette période. Cette architecture déchargeait le processeur principal MOS 65C02 des calculs d'affichage les plus lourds, améliorant sensiblement les performances visuelles globales.
