CATÉGORIE Consoles ANNÉE 1999 CONSTRUCTEUR SNK

Neo Geo Pocket Color (1999) : la dernière portable de SNK

Conçue pour concurrencer la Game Boy Color et la WonderSwan, la Neo Geo Pocket Color aura été la dernière console portable de SNK, dont la société mère a fait faillite deux ans après le lancement de la machine.

Boîte de la Neo Geo Pocket Color, coloris Anthracite, édition SNK
L'exemplaire de la collection, coloris Anthracite, encore sous blister d'origine.
Spécifications techniques
FabricantSNK (Neo Geo)
NomNeo Geo Pocket Color
Date de fabricationJapon : 16 mars 1999 · États-Unis : 6 août 1999 · Europe : 1er octobre 1999
Production2 000 000 d'unités (Neo Geo Pocket noir et blanc comprise)
Contenu de la boîteConsole, 4 notices (anglais, français, espagnol, italien), feuillet d'instructions complémentaires, 2 notices japonaises, 1 notice allemande, 1 pile lithium CR2032 pour la mémoire, 2 piles AA
Alimentation2 piles AA, autonomie de 40 heures
ContrôlesPower, A, B, Option, molette de son, molette de son et joystick directionnel
ProcesseurToshiba TLCS900H (16 bits) à 6,144 MHz, plus un Zilog Z80 à 3,072 MHz pour le son
Mémoire12 Ko de RAM pour le processeur, 4 Ko pour le son, 64 Ko de ROM
Capacités graphiques146 couleurs sur une palette de 4096, définition 160×152 pixels, 64 sprites par frame, 4 couleurs par sprite
Capacités sonoresStéréo, 6 voies simultanées
ConnecteursPrise secteur, port cartouche (2 Mo maximum, mémoire flash 4-16 Mbit), interface série 1 canal à 19 200 bit/s (port 5 broches)
Dimensions appareil130×80×30,5 mm
Dimensions écran LCD6,6 cm de diagonale
Poids0,145 kg (0,195 kg avec piles)
Prix75 euros

SNK annonce la Neo Geo Pocket Color en janvier 1999, conçue pour concurrencer directement la Game Boy Color de Nintendo et la WonderSwan de Bandai sur le segment alors très disputé des consoles portables couleur du moment. La machine sort d'abord au Japon le 16 mars 1999, avant de gagner les États-Unis en août puis l'Europe en octobre de cette même année 1999.

Un Toshiba TLCS900H et un écran capable d'afficher 146 couleurs

Le cœur de la machine associe un Toshiba TLCS900H 16 bits cadencé à 6,144 MHz pour le traitement général, épaulé par un Zilog Z80 dédié au son cadencé à 3,072 MHz, une architecture à deux processeurs distincts qui déchargeait le cœur principal des calculs audio les plus courants durant le jeu.

L'écran affiche 146 couleurs simultanées parmi une palette de 4096, pour une définition de 160×152 pixels, avec jusqu'à 64 sprites simultanés par image et 4 couleurs par sprite, des capacités graphiques modestes comparées aux standards ultérieurs mais tout à fait cohérentes avec les consoles portables concurrentes de cette même génération de matériel.

Une autonomie remarquable et un contenu pensé pour un lancement international

L'autonomie, 40 heures sur seulement 2 piles AA, comptait parmi les meilleures du marché des consoles portables couleur de l'époque, un atout commercial que SNK mettait volontiers en avant face à des concurrentes souvent nettement plus gourmandes en énergie pour un rendu visuel pourtant globalement comparable.

Le contenu de la boîte reflétait l'ambition internationale du produit dès son lancement : quatre notices en anglais, français, espagnol et italien, complétées par deux notices japonaises et une notice en allemand, un souci de localisation multilingue assez poussé pour une console de cette catégorie de prix, destinée d'emblée à une diffusion véritablement mondiale dès son tout premier lancement commercial.

Deux millions d'unités vendues, dernière console avant la faillite de SNK

Environ deux millions d'unités ont été vendues au total, Neo Geo Pocket noir et blanc originale comprise, avant que la société Aruze ne rachète SNK courant 2000 et ne mette fin à la commercialisation de la Color aux États-Unis et en Europe, les ventes japonaises se poursuivant néanmoins jusqu'en 2001, malgré ce contexte financier déjà très incertain.

La Neo Geo Pocket Color restera la dernière console portable produite par SNK : la société mère fait faillite le 30 octobre 2001, la même date précise que l'arrêt définitif des ventes de la machine au Japon, clôturant ainsi définitivement l'aventure des consoles physiques du studio japonais, après plusieurs décennies de présence continue sur le marché du jeu vidéo mondial.

Un catalogue porté par les licences arcade de SNK, adaptées à un plus petit écran

Le catalogue logiciel de la Neo Geo Pocket Color s'appuyait largement sur les licences déjà populaires de SNK issues du monde de l'arcade et de la borne Neo Geo elle-même : King of Fighters R-1 puis R-2, ainsi que Metal Slug 1st Mission et 2nd Mission, ont trouvé leur propre déclinaison portable adaptée aux capacités de la console, capitalisant sur une reconnaissance de marque déjà bien établie auprès des joueurs plutôt que de miser uniquement sur des licences entièrement inédites.

Ces adaptations reprenaient l'esprit des jeux d'arcade originaux tout en composant avec un écran nettement plus modeste et une puissance de calcul très inférieure à celle des bornes professionnelles, un exercice d'adaptation technique qui a généralement été salué par la presse spécialisée comme une réussite notable, en particulier pour les épisodes de la série Metal Slug, réputée particulièrement exigeante graphiquement même sur son support d'arcade d'origine, plusieurs années auparavant.

Un stick directionnel à micro-contacts plutôt qu'une simple croix

Le stick directionnel de la console reposait sur un mécanisme à micro-contacts plutôt que sur une simple croix directionnelle classique, procurant un retour tactile net et cliquant qui rappelait délibérément la sensation d'un stick d'arcade miniaturisé, un choix de conception particulièrement adapté aux jeux de combat où SNK avait déjà construit l'essentiel de sa réputation en salle d'arcade au fil des années précédentes.

Questions fréquentes

Quand la Neo Geo Pocket Color est-elle sortie ?

Le 16 mars 1999 au Japon, puis le 6 août 1999 aux États-Unis et le 1er octobre 1999 en Europe. SNK avait annoncé la machine dès janvier 1999, avec l'ambition explicite de concurrencer la Game Boy Color de Nintendo et la WonderSwan de Bandai sur ce même segment de marché.

Quel processeur équipe la Neo Geo Pocket Color ?

Un Toshiba TLCS900H 16 bits cadencé à 6,144 MHz pour le traitement général, épaulé par un Zilog Z80 dédié au son cadencé à 3,072 MHz. Cette architecture à deux processeurs déchargeait le cœur principal des calculs audio les plus courants pendant le jeu.

Quelle était l'autonomie de la Neo Geo Pocket Color ?

40 heures sur seulement 2 piles AA, une des meilleures autonomies du marché des consoles portables couleur de l'époque. SNK mettait volontiers cet atout en avant face à des concurrentes souvent plus gourmandes en énergie pour un rendu visuel pourtant globalement comparable à celui de la machine.

Combien d'unités de la Neo Geo Pocket Color ont été vendues ?

Environ deux millions d'unités au total, Neo Geo Pocket noir et blanc originale comprise, avant que la société Aruze ne rachète SNK courant 2000 et ne mette fin à la commercialisation de la Color aux États-Unis et en Europe cette même année.

Pourquoi la Neo Geo Pocket Color a-t-elle été la dernière console SNK ?

Parce que la société mère a fait faillite le 30 octobre 2001, la même date précise que l'arrêt définitif des ventes de la machine au Japon. Aucune autre console portable ou de salon n'a depuis été développée directement par SNK sous cette forme d'origine.

Combien de couleurs la Neo Geo Pocket Color peut-elle afficher ?

146 couleurs simultanées parmi une palette de 4096, pour une définition de 160×152 pixels, avec jusqu'à 64 sprites par image et 4 couleurs par sprite. Ces capacités restaient modestes comparées aux standards ultérieurs, mais cohérentes avec les consoles portables concurrentes de la même génération.