CATÉGORIE Consoles ANNÉE 1978 CONSTRUCTEUR Thomson

Pong Thomson JV 402 T : la déclinaison Thomson du Pong

Comme de nombreux fabricants d'électronique grand public à la fin des années 1970, Thomson a proposé sa propre déclinaison du Pong, la JV 402 T, reliée au téléviseur familial via l'antenne UHF.

Console Pong Thomson JV 402 T branchée sur un téléviseur, partie en cours avec le score à 0-0, boîte d'origine et manettes visibles
La console Pong Thomson JV 402 T de la collection, boîte et manettes d'origine.
Spécifications techniques
FabricantThomson
ModèleJV 402 T
Date de fabrication1978
Alimentation6 piles LR14 de 1,5 volt
BranchementTV UHF, 625 lignes, bande IV-V, canal 39
Dimensions appareilL 308 × H 78 × P 235 mm
Dimensions télécommandeL 151 × H 40 × l 36 mm
Poids1,1 kg
Modes de jeuFootball, pelote basque, handball, tennis
FonctionsArrêt de la balle, vitesse lente ou rapide, grande ou petite raquette, remise à zéro du score

La console Pong JV 402 T rejoint en 1978 la longue liste des déclinaisons du Pong originel d'Atari, conçu en 1972 par l'ingénieur Allan Alcorn à la demande de Nolan Bushnell, cofondateur de la société. Ce jeu de tennis de table électronique a lancé toute l'industrie du jeu vidéo domestique, d'abord en salle d'arcade puis, dès 1975, dans les foyers avec la version Home Pong distribuée par la chaîne Sears aux États-Unis.

Une puce dédiée AY-3-8500 et l'arrivée de Thomson sur ce marché

L'apparition en 1976 d'une puce dédiée, l'AY-3-8500 de General Instrument, intégrant sur un seul circuit toute la logique nécessaire à plusieurs variantes de jeu type Pong, a permis à des dizaines de fabricants – de Coleco à Radio Shack en passant par de nombreuses marques moins connues – de produire leur propre console à moindre coût. Le marché, saturé dès 1977 par cette prolifération de clones, connaît alors un premier mini-effondrement commercial, quelques années avant le crash bien plus large de 1983 qui touchera l'ensemble du secteur du jeu vidéo naissant, arcade et domestique confondus.

Thomson, déjà bien implanté depuis longtemps sur le marché français de l'électronique grand public, arrive avec la JV 402 T sur un segment déjà passablement saturé outre-Atlantique, mais où les consoles dédiées de ce type restaient malgré tout un produit d'appel accessible pour de nombreux foyers français découvrant tout juste le jeu vidéo domestique, souvent bien après leurs homologues américains ou britanniques.

Une connectique différente des consoles américaines et quatre modes de jeu

Contrairement aux premières consoles Pong américaines, souvent reliées au téléviseur par une simple sortie vidéo composite, la JV 402 T se raccorde via l'antenne UHF, sur le canal 39 en 625 lignes, un choix technique cohérent avec le parc de téléviseurs français de l'époque, généralement dépourvus de prise vidéo directe et pensés avant tout pour recevoir les seules trois chaînes hertziennes existantes.

Quatre modes de jeu sont proposés, chacun reprenant l'idée centrale du Pong – une balle rebondissant entre deux raquettes – mais habillée d'un thème sportif différent : football, pelote basque, handball et tennis. Cette diversité de thèmes, purement cosmétique sur le plan du gameplay réel, permettait de renouveler l'intérêt du joueur sans changer fondamentalement la mécanique sous-jacente.

Des réglages enrichis et une alimentation par piles

Plusieurs réglages enrichissaient l'expérience de base : un bouton d'arrêt de la balle, un choix entre vitesse lente ou rapide, une sélection entre grande ou petite raquette, et un bouton de remise à zéro du score. Ces options, modestes comparées aux standards vidéoludiques ultérieurs, offraient malgré tout une réelle variété de parties pour une console dont la mécanique de fond restait volontairement très simple.

L'alimentation reposait sur six piles LR14 de 1,5 volt, un choix qui évitait de dépendre d'un bloc secteur mais imposait un renouvellement régulier des piles pour les familles utilisant fréquemment l'appareil, notamment lors des réunions de famille ou des soirées entre amis où la console circulait beaucoup, sans jamais rester longtemps rangée dans son placard d'origine.

Un boîtier compact et une télécommande encore plus réduite

Avec un poids de 1,1 kg pour des dimensions de 308 sur 78 sur 235 mm, l'appareil restait compact et facilement transportable d'une pièce à l'autre, ou même d'un domicile à l'autre, un atout non négligeable pour une console pensée avant tout comme un divertissement social et familial, à faire circuler d'un foyer à l'autre selon les occasions et les invitations reçues, plutôt que comme un équipement fixe et sédentaire du salon.

La télécommande, bien plus petite que l'unité centrale avec ses 151 sur 40 sur 36 mm, permettait de jouer à distance sans être contraint de rester collé à l'appareil principal, une commodité appréciable pour les parties disputées depuis un canapé plutôt que directement devant le téléviseur, à une époque où le sans-fil restait loin d'être la norme sur l'électronique grand public.

Questions fréquentes

Combien de modes de jeu propose la Pong Thomson JV 402 T ?

Quatre modes distincts, chacun reprenant l'idée centrale du Pong mais habillé d'un thème sportif différent : football, pelote basque, handball et tennis. Cette diversité restait purement cosmétique sur le plan du gameplay, la mécanique de base demeurant identique d'un mode à l'autre.

Comment la JV 402 T se raccordait-elle au téléviseur ?

Via l'antenne UHF, sur le canal 39 en 625 lignes, contrairement à de nombreuses consoles Pong américaines reliées par une sortie vidéo composite directe. Ce choix technique restait cohérent avec le parc de téléviseurs français de l'époque, généralement dépourvus de prise vidéo directe adaptée.

Quelle était l'alimentation de la console Pong Thomson ?

Six piles LR14 de 1,5 volt, un choix qui évitait de dépendre d'un bloc secteur externe mais imposait un renouvellement régulier des piles pour les familles utilisant fréquemment l'appareil, notamment lors de réunions de famille ou de soirées entre amis prolongées.

Quels réglages étaient disponibles pendant une partie ?

Un bouton d'arrêt de la balle, un choix entre vitesse lente ou rapide, une sélection entre grande ou petite raquette, et un bouton de remise à zéro du score. Ces options, modestes comparées aux standards vidéoludiques ultérieurs, offraient malgré tout une réelle variété de parties possibles.

La console était-elle livrée avec une télécommande ?

Oui, une télécommande de 151 sur 40 sur 36 mm, bien plus petite que l'unité centrale elle-même. Elle permettait de jouer à distance sans être contraint de rester collé à l'appareil principal, une commodité appréciable pour des parties disputées confortablement depuis un canapé.

Quel poids et quelles dimensions avait la JV 402 T ?

1,1 kg pour des dimensions de 308 sur 78 sur 235 mm, un format compact et facilement transportable d'une pièce à l'autre, voire d'un domicile à l'autre. Cet atout convenait bien à une console pensée avant tout comme un divertissement social plutôt qu'un équipement fixe du salon.