CATÉGORIE Ordinateurs ANNÉE 1994 CONSTRUCTEUR Compaq Computer Corporation (États-Unis)

Compaq Contura 400 : le trackball intégré au clavier

Dixième anniversaire de Compaq oblige, la gamme Contura vise le marché naissant des ordinateurs portables grand public avec un trackball central intégré au clavier.

Compaq Contura 400 ouvert affichant l'écran de démarrage Windows 3.1, sacoche de transport et bloc d'alimentation posés à côté
Un Compaq Contura 400 sous Windows 3.1, avec sa sacoche de transport d'origine.
Spécifications techniques
ConstructeurCompaq Computer Corporation (États-Unis)
MicroprocesseurIntel 486DX/2 SL Enhanced à 40 MHz
Mémoire vive (RAM)4 Mo extensible à 20 Mo
Mémoire morte (ROM)640 Ko
Capacités graphiquesÉcran monochrome à matrice passive DualScan 9,5 pouces, VGA
Capacités sonoresHaut-parleur intégré
ClavierClavier pleine taille, touches de curseur inversées en « T »
Interfaces2 emplacements PCMCIA type II empilés ou 1 type III, parallèle amélioré, série, sortie moniteur externe, clavier/pointeur externe, base d'accueil
PériphériquesDisque dur 250 ou 350 Mo, lecteur de disquette 3,5 pouces 1,44 Mo, trackball central intégré
LogicielsMS-DOS 6, Microsoft Windows, Lotus Organizer, TabWorks, Compaq Learning Center
Dimensions / Poids22,6 × 30,2 × 5 cm (8,9 × 11,9 × 2 pouces), 2,7 kg
Mise en vente1994, 1625 $

La gamme Contura apparaît chez Compaq au début des années 1990, à un moment où le marché de l'informatique portable commence à s'ouvrir au-delà de la seule clientèle professionnelle itinérante. Le Contura 400, lancé en 1994, en représente une version d'entrée de gamme, pensée pour rester accessible tout en conservant les standards de fiabilité associés à la marque Compaq.

Un trackball plutôt qu'un pavé tactile

À une époque où le pavé tactile ne s'est pas encore imposé comme standard sur les portables, le Contura 400 intègre un trackball central, encastré directement sous la barre d'espace du clavier. Cette disposition, aujourd'hui inhabituelle, était courante sur les portables du début des années 1990 : elle évite d'avoir à transporter une souris séparée tout en restant accessible sans déplacer les mains de la position de frappe.

Un écran monochrome à matrice passive

Son écran DualScan de 9,5 pouces reste monochrome, une décennie technologique après les premiers écrans couleur à matrice active, réservés aux modèles professionnels haut de gamme de la même période en raison de leur coût de fabrication. La technologie DualScan, en rafraîchissant l'écran par le haut et par le bas simultanément, améliore néanmoins la réactivité par rapport aux matrices passives simples utilisées sur les portables d'entrée de gamme antérieurs.

Le PCMCIA, une nouveauté encore récente

Le Contura 400 intègre deux emplacements PCMCIA de type II, un format de carte d'extension standardisé quelques années seulement avant sa sortie et destiné à remplacer les cartes internes propriétaires jusque-là utilisées pour ajouter un modem ou une carte réseau à un portable. Cette adoption précoce du standard illustre la transition en cours vers des périphériques d'extension interchangeables entre machines de marques différentes.

Une suite logicielle pensée pour le grand public professionnel

La machine est livrée avec MS-DOS 6, Microsoft Windows et une suite bureautique incluant Lotus Organizer, positionnant clairement le Contura 400 sur le segment des professionnels indépendants et petites structures plutôt que sur celui des grandes entreprises, déjà majoritairement équipées de modèles Compaq plus haut de gamme comme le Portable II une décennie plus tôt.

Repérer un exemplaire en bon état

L'écran DualScan monochrome et sa nappe de connexion, fréquemment sujette à des ruptures internes après des années de pliage répété du capot, restent les points de fragilité les plus courants. Le trackball central, mécaniquement simple, se nettoie et se répare en général sans grande difficulté.

Le Contura 400 sort une douzaine d'années après la fondation de Compaq, alors que la société a largement dépassé son seul marché d'origine des machines transportables professionnelles pour couvrir l'ensemble des segments de l'informatique personnelle, du poste de bureau d'entrée de gamme jusqu'aux serveurs d'entreprise. La gamme Contura représente à ce titre la déclinaison la plus accessible de cette diversification, pensée pour des acheteurs découvrant l'informatique portable plutôt que pour la clientèle professionnelle historique de la marque.

La base d'accueil proposée en option permettait de raccorder la machine à un moniteur externe, un clavier complet et divers périphériques de bureau sans avoir à débrancher chaque câble un par un, une commodité alors réservée aux modèles professionnels haut de gamme et qui préfigure les stations d'accueil devenues courantes sur les portables des générations suivantes.

La suite bureautique fournie de série, avec Lotus Organizer en tête, visait explicitement les professionnels indépendants découvrant l'informatique portable plutôt que les grandes entreprises déjà largement équipées, un positionnement commercial cohérent avec le prix d'entrée plus accessible du Contura 400 comparé aux modèles professionnels haut de gamme de la même période chez Compaq.

La sacoche de transport rembourrée fournie d'origine, souvent conservée avec la machine, protège efficacement l'écran DualScan durant le transport, un point d'autant plus important que ce composant reste aujourd'hui l'un des plus coûteux à remplacer sur un exemplaire endommagé.

Le disque dur, proposé en deux capacités selon la configuration, restait à l'époque un composant coûteux, ce qui explique l'écart de prix notable entre les versions d'entrée et de milieu de gamme du Contura 400.

Questions fréquentes

Pourquoi le Compaq Contura 400 intègre-t-il un trackball plutôt qu'un pavé tactile ?

Le pavé tactile ne s'était pas encore imposé comme standard au début des années 1990 ; le trackball central, encastré sous la barre d'espace du clavier, permettait de pointer sans transporter de souris séparée ni quitter la position de frappe habituelle.

L'écran du Compaq Contura 400 est-il en couleur ?

Non, il s'agit d'un écran monochrome à matrice passive DualScan de 9,5 pouces. Les écrans couleur à matrice active restaient réservés aux modèles professionnels haut de gamme de la même période, en raison de leur coût de fabrication plus élevé.

Qu'est-ce que le format PCMCIA intégré au Contura 400 ?

Un standard de carte d'extension alors récent, destiné à remplacer les cartes internes propriétaires pour ajouter un modem ou une carte réseau. Le Contura 400 en intègre deux emplacements de type II, une adoption précoce pour une machine de ce segment.

Quelle est l'autonomie du Compaq Contura 400 ?

La fiche technique d'origine ne détaille pas l'autonomie de batterie de ce modèle précis ; les portables Compaq de cette génération se situaient généralement entre deux et trois heures selon l'usage et la luminosité de l'écran, un chiffre modeste comparé aux normes actuelles.

Le Compaq Contura 400 pouvait-il être connecté à un moniteur externe ?

Oui, la machine dispose d'une sortie moniteur externe ainsi que d'un port pour clavier ou pointeur externe, en complément d'une base d'accueil disponible en option pour un usage davantage sédentaire au bureau, sans avoir à débrancher chaque câble un par un.

À quoi faire attention en achetant un Compaq Contura 400 d'occasion ?

L'écran DualScan et sa nappe de connexion sont les points de fragilité les plus fréquents, la nappe se rompant souvent après des années de pliage répété du capot ; le trackball central se répare généralement plus facilement que l'électronique d'affichage.