| Fabricant | Nokia |
|---|---|
| Nom | N-Gage, N-Gage Classic |
| Date de fabrication | Octobre 2003 |
| Production | 3 000 000 d'unités (version QD incluse) |
| Processeur | ARM920T à 104 MHz |
| Mémoire | 16 Mo de RAM + 3,4 Mo dédiés au processeur graphique |
| Capacités graphiques | Résolution 176×208 pixels, 4 096 couleurs |
| Capacités sonores | Haut-parleurs, 1 prise casque (la seconde sert au changement de station/musique, décrocher/raccrocher ou activer la reconnaissance vocale) |
| Alimentation | Batterie BL-5C Li-Ion : 3,5 heures de jeu, 200 heures en veille |
| Connecteurs | Bluetooth 1.1, port carte SIM, port MultiMediaCard (jeux), jack stéréo |
| Téléphonie | Tri-bande 900/1800-1900 MHz, SMS/EMS/MMS/e-mail/WAP 2.0, kit mains-libres |
| Dimensions | 133,7×69,7×20,2 mm |
| Poids | 137 g |
| Prix | 349 euros |
Le N-Gage tente en octobre 2003 un pari alors inédit sur le marché : fusionner un téléphone mobile et une console de jeu portable dans un seul appareil, à une époque où la Game Boy Advance de Nintendo dominait très largement le segment du jeu vidéo nomade sans le moindre concurrent sérieux.
Un processeur ARM920T dans un boîtier allongé et incurvé
Le cœur de l'appareil est un processeur ARM920T cadencé à 104 MHz, épaulé par 16 Mo de mémoire vive et 3,4 Mo supplémentaires réservés au processeur graphique, une configuration qui permettait d'afficher jusqu'à 4 096 couleurs sur un écran de 176×208 pixels, une résolution modeste mais cohérente avec les standards des téléphones portables de l'époque, largement inférieurs à ceux des consoles dédiées.
La forme allongée et incurvée du boîtier, pensée pour tenir confortablement en main lors du jeu, a valu à l'appareil un défaut resté célèbre dans la mémoire collective des joueurs : le microphone et le haut-parleur téléphonique, positionnés sur la tranche plutôt qu'en façade, obligeaient l'utilisateur à tenir l'appareil sur le côté pour passer un appel, une posture surnommée « sidetalking » par les moqueurs de l'époque et abondamment relayée sur les forums spécialisés en téléphonie mobile.
Des cartes de jeu logées sous la batterie, mais une connectivité en avance sur son temps
Autre choix de conception contesté : les cartes de jeu au format MultiMediaCard se logeaient sous la batterie, imposant de retirer celle-ci – et donc d'éteindre l'appareil – à chaque changement de jeu. Cette contrainte, pointée du doigt par de nombreux testeurs dès la sortie, a nourri une bonne partie des critiques adressées à la machine sur le plan pratique.
La connectivité restait pourtant en avance sur son temps pour une machine de jeu : Bluetooth 1.1 pour le jeu en réseau local sans fil, port MultiMediaCard pour les cartouches, et une compatibilité tri-bande complète (SMS, EMS, MMS, e-mail, WAP 2.0) héritée directement du savoir-faire téléphonique de Nokia sur ses gammes classiques de la période.
Une autonomie limitée à un tarif de lancement élevé
La batterie BL-5C Li-Ion offrait 3,5 heures d'autonomie en jeu actif, ou 200 heures en veille téléphonique, un compromis assez classique pour l'électronique portable du milieu des années 2000, où l'écran couleur restait le poste de consommation énergétique le plus significatif de l'appareil.
Le prix de lancement, 349 euros, plaçait le N-Gage dans une fourchette nettement supérieure à celle d'une console portable classique de la même période, un positionnement qui reflétait autant le coût des composants téléphoniques embarqués que l'ambition de Nokia de créer une catégorie de produit entièrement nouvelle, sur un marché jusque-là bien délimité entre téléphonie mobile et jeu vidéo portable.
Un catalogue de licences connues et une révision QD en 2004
Le catalogue logiciel, distribué sur cartes MultiMediaCard, comptait des adaptations de licences connues aux côtés de titres originaux pensés spécifiquement pour la machine, mais sa taille globale est restée bien en deçà de celle du catalogue Game Boy Advance de l'époque, un déséquilibre qui a durablement pesé sur l'attractivité commerciale du N-Gage face à sa rivale directe sur ce même segment de marché.
Face à ces critiques répétées, Nokia lance en 2004 le N-Gage QD, une révision qui corrige directement les deux défauts les plus reprochés : le lecteur de cartes MultiMediaCard est déplacé sous le boîtier, supprimant le besoin de retirer la batterie à chaque changement de jeu, et le haut-parleur téléphonique passe en façade, mettant fin à la posture caractéristique du « sidetalking » qui avait fait la réputation moqueuse du modèle d'origine.
Trois millions d'unités vendues, sans jamais devenir rentable
Malgré une production totale de trois millions d'unités, versions Classic et QD confondues, le N-Gage n'a jamais réellement concurrencé la Game Boy Advance sur le terrain du jeu vidéo pur, freiné par un catalogue logiciel limité et par les défauts ergonomiques du modèle d'origine, plus par son positionnement hybride que par ses capacités techniques brutes, pourtant honorables pour l'époque.
Questions fréquentes
Le Nokia N-Gage était-il un téléphone ou une console de jeu ?
Les deux à la fois : Nokia tentait en 2003 un pari alors inédit en fusionnant un téléphone mobile tri-bande complet et une console de jeu portable dans un seul boîtier, à une époque où la Game Boy Advance dominait très largement le marché du jeu vidéo nomade sans concurrent sérieux.
Pourquoi le N-Gage a-t-il été surnommé « sidetalking » ?
À cause de la position du microphone et du haut-parleur téléphonique, placés sur la tranche du boîtier plutôt qu'en façade. Pour passer un appel, l'utilisateur devait tenir l'appareil sur le côté plutôt que face à lui, une posture inhabituelle qui a valu à la machine ce surnom moqueur.
Comment changeait-on de jeu sur le Nokia N-Gage ?
Les cartes de jeu au format MultiMediaCard se logeaient sous la batterie, ce qui obligeait à retirer celle-ci – et donc à éteindre l'appareil – à chaque changement de jeu. Cette contrainte pratique a été pointée du doigt par de nombreux testeurs dès la sortie de la machine en 2003.
Combien d'exemplaires du N-Gage ont été vendus ?
Environ 3 millions d'unités au total, version QD révisée incluse, un chiffre modeste comparé aux ventes de la Game Boy Advance concurrente. Le N-Gage n'a jamais réellement rivalisé sur le terrain du jeu vidéo pur, freiné par un catalogue logiciel limité et par ses défauts ergonomiques.
Quelle était l'autonomie de la batterie du N-Gage ?
3,5 heures en jeu actif, ou 200 heures en veille téléphonique, grâce à une batterie BL-5C Li-Ion. Ce compromis restait assez classique pour l'électronique portable du milieu des années 2000, où l'écran couleur constituait le poste de consommation énergétique le plus significatif de l'appareil.
Le N-Gage disposait-il d'une connectivité sans fil ?
Oui, via Bluetooth 1.1, qui permettait le jeu en réseau local avec d'autres possesseurs de la machine à proximité. Cette connectivité restait en avance sur son temps pour une console de jeu, héritée directement du savoir-faire téléphonique de Nokia sur ses gammes classiques de la même période.
