| Fabricant | Watara |
|---|---|
| Nom | Supervision |
| Date de fabrication | 1992 |
| Contenu de la boîte | Console, écouteurs stéréo, jeu Crystball, 4 piles AA |
| Alimentation | 4 piles AA ou adaptateur secteur 6V AC/DC |
| Processeur | 8 bits 65C02 à 4 MHz |
| Mémoire | 16 Ko (8 Ko système, 8 Ko VRAM) |
| Capacités graphiques | Écran LCD 160×160 pixels, 4 nuances de gris |
| Capacités sonores | Haut-parleur mono, 2 tons et 1 canal de bruit |
| Connecteurs | Port cartouche · prise casque stéréo · connecteur DB-9 pour lien à 2 joueurs |
La Watara Supervision apparaît sur le marché juste avant Noël 1992, avec dix-huit jeux disponibles dès le lancement, portée par une stratégie commerciale simple : proposer une alternative bon marché à la Game Boy de Nintendo, alors solidement installée depuis 1989. Le tarif de lancement, 49,95 dollars aux États-Unis contre 89,99 dollars pour la console de Nintendo, illustre à lui seul tout le positionnement commercial de la machine face à son concurrent direct.
Une ressemblance assumée avec la console de Nintendo
L'apparence de la première version de la Supervision reprend presque trait pour trait celle de la Game Boy : mêmes proportions générales, mêmes emplacements pour les boutons et les prises, une ressemblance qui n'a rien d'un hasard sur un marché où l'acheteur reconnaît immédiatement les codes visuels d'un produit à succès déjà installé. Sous ce boîtier gris, un processeur 65C02 cadencé à 4 MHz anime un écran LCD de 160×160 pixels affichant quatre nuances de gris, une résolution légèrement supérieure à celle de la Game Boy mais sans rétroéclairage, comme sur la console de Nintendo.
Pour réduire ses coûts de distribution à l'international, Watara confie la commercialisation de sa console à des partenaires locaux qui la rebaptisent selon les marchés : Quickshot au Royaume-Uni, Hartung en Allemagne et aux Pays-Bas, Tai-Kerr Boy en Chine et à Hong Kong, ou encore Audio Sonic sous une autre appellation régionale. Cette multiplication des noms commerciaux pour un seul et même matériel reste une particularité assez rare dans l'histoire des consoles portables de cette génération.
Des versions successives qui cherchent leur ergonomie
Une deuxième version, destinée principalement aux marchés nord-américains, redessine la croix directionnelle et introduit un boîtier pliable en son milieu, permettant d'ajuster l'angle de l'écran, une fonctionnalité alors inédite sur une console portable de cette catégorie de prix. Une lamelle de support intègre également cette version pour poser la console sur une surface plane sans la tenir constamment en main. Une troisième révision, distribuée sous la marque Magnum International, abandonne le format pliable au profit d'un boîtier fixe décliné en plusieurs coloris, gris, vert ou jaune, avec un nouvel agencement des boutons de jeu.
Malgré son prix attractif et sa compatibilité avec l'alimentation secteur de la Game Boy, la Supervision souffre d'un écran nettement plus flou que celui de sa rivale et d'une ludothèque jugée trop simpliste, composée en grande partie de titres développés par des studios taïwanais et hongkongais proposant souvent des variations d'un même concept de jeu déjà vu ailleurs. L'absence de soutien des éditeurs tiers occidentaux, qui préfèrent concentrer leurs efforts sur la plateforme dominante de Nintendo, achève de limiter durablement l'attractivité du catalogue disponible pour les joueurs.
La console est livrée en boîte avec une cartouche du jeu Crystball, un casse-briques inspiré d'Arkanoid, ainsi qu'un casque stéréo et quatre piles AA. Un connecteur DB-9 au sommet du boîtier permet de relier deux consoles entre elles pour jouer à deux, une fonctionnalité alors courante sur ce type de matériel mais rarement exploitée faute d'un catalogue de jeux compatibles suffisamment étoffé pour en tirer parti.
Une place à part dans l'histoire des concurrentes de la Game Boy
La Supervision occupe aujourd'hui une place particulière parmi les nombreuses tentatives de concurrencer la Game Boy au tournant des années 1990, aux côtés d'autres portables monochromes rapidement éclipsés par la domination commerciale de Nintendo. Sa diversité de déclinaisons régionales, sous des noms différents mais avec un matériel quasiment identique, en fait aujourd'hui un objet de curiosité particulièrement suivi par les collectionneurs de consoles portables du monde entier.
La molette de réglage du contraste, placée sur la tranche du boîtier à côté de la prise casque, reste un détail pratique apprécié des utilisateurs de l'époque, l'écran LCD sans rétroéclairage nécessitant un ajustement fréquent selon les conditions de luminosité ambiante, un problème commun à la quasi-totalité des consoles portables monochromes de cette génération avant l'arrivée des dalles rétroéclairées quelques années plus tard.
Questions fréquentes
Quand la Watara Supervision est-elle sortie ?
Juste avant Noël 1992, avec dix-huit jeux disponibles au lancement. Elle visait directement la Game Boy de Nintendo, sortie en 1989, en proposant un tarif nettement inférieur, 49,95 dollars contre 89,99 dollars aux États-Unis pour la console de Nintendo à la même période.
Pourquoi la Supervision ressemble-t-elle autant à la Game Boy ?
La première version reprend presque trait pour trait les proportions et l'emplacement des boutons de la Game Boy, une ressemblance délibérée sur un marché où l'acheteur reconnaît immédiatement les codes visuels d'un produit à succès déjà largement diffusé auprès du grand public.
Sous quels autres noms la Supervision a-t-elle été vendue ?
Quickshot au Royaume-Uni, Hartung en Allemagne et aux Pays-Bas, Tai-Kerr Boy en Chine et à Hong Kong, ou encore Audio Sonic sous une autre appellation régionale. Watara confiait la distribution internationale à des partenaires locaux qui rebaptisaient le même matériel selon les marchés visés.
Pourquoi la Watara Supervision n'a-t-elle pas percé face à la Game Boy ?
Son écran nettement plus flou que celui de la Game Boy et une ludothèque jugée trop simpliste, composée en grande partie de titres asiatiques peu originaux, ont limité son attrait. L'absence de soutien des éditeurs tiers occidentaux a achevé de freiner durablement le catalogue disponible.
Quelles sont les caractéristiques techniques de la Watara Supervision ?
Un processeur 65C02 cadencé à 4 MHz, un écran LCD de 160×160 pixels affichant quatre nuances de gris sans rétroéclairage, 16 Ko de mémoire dont la moitié en VRAM, et une alimentation par quatre piles AA ou un adaptateur secteur 6 volts compatible Game Boy.
La Supervision permettait-elle de jouer à deux ?
Oui, grâce à un connecteur DB-9 situé au sommet du boîtier, permettant de relier deux consoles entre elles pour affronter un autre joueur. Cette fonctionnalité restait toutefois assez peu exploitée, faute d'un catalogue de jeux compatibles suffisamment développé sur cette console.
